Espagne: une jeunesse en quête de nouveaux modèles

 

Chômage de masse

Malgré les promesses maintes fois répétées de relance de l'emploi en faveur des jeunes, promesses faites entre autres lors du sommet de décembre 2011, les jeunes restent parmi les principales victimes de la crise, particulièrement en Espagne. Ici quasiment un jeune sur deux est sans emploi. Même diplômés, c’est le règne de la débrouille et de la solidarité.   

Solutions alternatives

Certains mettent leurs maigres revenus en commun, et surtout ils sont nombreux à tenter de tourner le dos à la société de consommation. De revenir à une société du troc, de l’échange non monétaire.

Dans les quartiers, jeunes et vieux s’assemblent, occupent l’espace public et discutent de toutes les questions essentielles : santé, logement, emplois.

Et pour se loger, les occupations se multiplient. L’Espagne connaît un nombre très important d’immeubles inoccupés comme dans ces bâtiments de la banque Bankia, récemment nationalisée. Ils sont occupés : un geste de survie mais aussi un manifeste politique. Comme le dit cette jeune femme : " Quand Bankia était une entreprise privée, elle spéculait sur un bien de 1ère nécessité que sont les logements en les gérant comme n’importe qu’elle autre bien. Alors, si Bankia ne permet pas aux caméras d’entrer c’est parce qu’elle ne veut pas qu’on associe son nom aussi directement à une double injustice sociale : d’une part d’être à l’origine de tant d’expulsions et puis d’être le bourreau des nouveaux occupants ", déclare une des occupantes "

En répondant aux nécessités de la crise, ces jeunes inventent peut-être un nouveau monde.

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