Espagne: triomphe de la droite aux régionales à Madrid, revers pour Pedro Sánchez

La droite espagnole et sa figure montante, Isabel Díaz Ayuso, ont triomphé mardi aux élections régionales à Madrid et proclamé que cette victoire était une étape dans sa reconquête du pouvoir au niveau national face au socialiste Pedro Sánchez.

"Un nouveau chapitre dans l'histoire de l'Espagne commence aujourd'hui", a déclaré Mme Díaz Ayuso, 42 ans, devant une foule compacte réunie devant le siège de sa formation, le Parti Populaire (PP), dans le centre de la capitale espagnole.

"Car aujourd'hui, en partant de Madrid, du kilomètre O, nous allons retrouver la fierté (...) l'unité et la liberté dont l'Espagne a besoin", "les jours sont comptés" pour le gouvernement de gauche de Pedro Sánchez, a-t-elle ajouté, en affirmant s'adresser à tous les Espagnols.

Selon des résultats encore partiels, la présidente sortante de la région, ferme opposante aux strictes restrictions sanitaires, a doublé son score du dernier scrutin régional de mai 2019, en totalisant plus de 44% des voix et 64 sièges sur 136 au parlement régional.

Le PP, qui dirige la région depuis 26 ans, ne disposant pas de la majorité absolue, il devra s'appuyer sur le parti d'extrême droite Vox, qui soutenait déjà Mme Díaz Ayuso depuis deux ans et a indiqué mardi soir qu'il continuerait de le faire.

Les socialistes perdent 12 députés

Pour le Parti socialiste et M. Sánchez, qui s'est investi personnellement dans la campagne et a tenté de mobiliser son électorat en brandissant la menace de l'extrême droite, ce scrutin est un revers cinglant à deux ans des prochaines élections législatives.

Arrivés en tête en 2019 dans la région, les socialistes (25 sièges) perdent 12 députés régionaux, tandis que la gauche dans son ensemble ne totalise que 59 sièges, soit moins que le seul PP.

Malgré la pandémie, les plus de 5,1 millions d'électeurs se sont déplacés en masse, la participation étant estimée à 75%, soit une hausse de plus de 10 points par rapport au précédent scrutin.

Cette très forte mobilisation reflétait la portée nationale du scrutin, dont la campagne, très tendue, a été marquée par l'envoi de lettres de menaces de mort à des candidats contenant des balles.

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