Espagne : l'échec de Pedro Sanchez, le Premier ministre sortant

Espagne : Pedro Sanchez déclare qu'il n'a pas la confiance des députés
Espagne : Pedro Sanchez déclare qu'il n'a pas la confiance des députés - © OSCAR DEL POZO - AFP

Pedro Sanchez, le chef du gouvernement espagnol sortant, n’a pas obtenu la confiance des députés aujourd’hui. Lui qui tente de former un gouvernement depuis les élections d’avril n’est pas parven à un accord de coalition avec la gauche radicale de Podemos. Un accord qui aurait pourtant été historique et aurait abouti à la formation du premier gouvernement de coalition des gauches en Espagne et cela depuis la guerre civile (1936-1939). Pedro Sanchez a vivement critiqué Podemos et son chef Pablo Iglesias qu’il a accusé d’avoir précipité l’échec des négociations. Il a aussi reproché à Podemos d’avoir insisté sur les portefeuilles et pas sur le programme, affirmant qu’il "voulait entrer au gouvernement pour le contrôler""Vous ne comprenez toujours pas, M. Iglesias, qu’il faut un gouvernement cohérent et en cohésion. Pas deux gouvernements en un", a-t-il dit.

Vainqueur des législatives du printemps dernier mais avec seulement 123 sièges sur 350, Pedro Sanchez a besoin d’alliance pour rester à la tête du gouvernement espagnol. Mardi, lors de son premier discours d’investiture, il n’a pas obtenu la majorité absolue. Aujourd’hui, il lui suffisait d’obtenir plus de oui que de non. Mais Podemos a annoncé qu’il s’abstiendrait vouant à l’échec le projet de gouvernement porté par le socialiste.

Et maintenant…

Pedro Sanchez a maintenant jusqu’au 23 septembre pour retenter sa chance, faute de quoi les Espagnols devraient retourner aux urnes en novembre, pour les quatrièmes législatives en quatre ans. Septembre, une période difficile pour le monde politique espagnol. Socialistes et Podemos ont en effet besoin de l’assentiment de partis régionaux, dont les indépendantistes catalans, pour former une majorité. Or, à cette date, on sera tout près du verdict du procès des 12 leaders séparatistes catalans impliqués dans la tentative de sécession de la Catalogne. Leur condamnation risque de remobiliser les séparatistes.