Espagne : enquête sur l'espionnage présumé de l'ancien président équatorien Correa, installé en Belgique

Espagne : enquête sur l’espionnage présumé de l’ancien président équatorien Correa, installé en Belgique
Espagne : enquête sur l’espionnage présumé de l’ancien président équatorien Correa, installé en Belgique - © Gordo25 - Getty Images/iStockphoto

Une société espagnole de sécurité, déjà accusée d’espionnage par le fondateur de Wikileaks Julian Assange, est sous le coup d’une enquête de la justice espagnole concernant d’autres faits d’espionnage présumé à l’encontre de l’ancien président équatorien Rafael Correa, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.

Le juge chargé d’instruire la plainte de Julian Assange contre la société Undercover Global et son patron David Morales Guillén a jugé en juin recevable la plainte déposée par M. Correa contre cette société et M. Morales, selon un document judiciaire consulté par l’AFP.

Dans sa plainte, M. Correa, président de l’Equateur de 2007 à 2017, accuse Undercover Global, qui a assuré sa sécurité jusqu’en 2019, d’avoir suivi et pris des photos de rencontres avec l’avocat d’Assange, l’ancien juge espagnol Baltasar Garzon, et d’avoir rédigé des rapports en anglais sur d’autres réunions ayant eu lieu en Belgique.

La femme et les filles de M. Correa également espionnées ?

M. Correa, qui vit en Belgique, accuse aussi cette société d’avoir espionné les téléphones de ses filles pour accéder "à leurs chats (messageries), conversations téléphoniques et images" et d’avoir notamment dérobé des "photos intimes" de l’une d’elles.

Dans ce document, daté du 22 juin, le juge en charge du dossier indique qu’il va citer M. Correa, sa femme et ses filles à comparaître comme témoins.

Julian Assange assure avoir été victime pendant des années d’un système d’espionnage organisé par Undercover Global pour le compte des Etats-Unis lorsqu’il était réfugié dans l’ambassade d’Equateur à Londres entre 2012 et 2019.

Cette firme espagnole était chargée de la sécurité de l’ambassade.

Les avocats d’Assange affirment disposer de preuves

Les avocats d’Assange, dont Baltazar Garzon qui sera entendu lundi par la justice espagnole dans cette affaire, affirment disposer de "multiples preuves d’enregistrements par les micros" cachés et caméras, de données de la compagnie et de témoignages d’anciens employés.

Julian Assange est poursuivi aux États-Unis pour avoir diffusé à partir de 2010 plus de 700.000 documents classifiés sur les activités militaires et diplomatiques américaines, notamment en Irak et en Afghanistan.

L’examen par la justice britannique de sa demande d’extradition par les États-Unis doit reprendre le 7 septembre après avoir été reporté en raison de l’épidémie de nouveau coronavirus.

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