Enlèvement d'enfants au Nigeria: négociations en cours

Lundi, un groupe d'hommes, avaient forcé, sous la menace d'armes, un bus scolaire à s'arrêter dans les faubourgs de la ville d'Aba, dans l'Etat d'Abia, avant d'emmener les quinze jeunes enfants qu'il transportait.

"Les ravisseurs sont en contact avec le propriétaire de l'école et nous espérons une issue positive", a déclaré mercredi Geofrey Ogbonna, porte-parole de la police de l'Etat d'Abia. "Nous intensifions nos efforts pour la libération des 15 enfants", a-t-il ajouté sans donner de précisions sur les négociations.

Geofrey Ogbonna avait précisé mardi qu'après le rapt, les ravisseurs avaient demandé une rançon de près de 100 000 euros pour libérer les enfants qui étaient sur le chemin de leur établissement, la Abayi International School, une école privée qui comprend des classes maternelles et primaires.

"Les ravisseurs ont contacté (le directeur) et ont demandé 20 millions de nairas (128 900 dollars, 95 650 euros)", selon lui.

Les enfants seraient tous de nationalité nigériane et appartiendraient à des familles aisées. Le président nigérian Goodluck Jonathan a condamné ce rapt "cruel".

Les enlèvements dans le delta du Niger sont fréquents depuis plusieurs années. Ils sont généralement le fait de groupes armés, certains affirmant agir pour une plus juste répartition de la manne pétrolière, d'autres étant de simples gangs criminels.

La plupart du temps, les victimes sont relâchées au bout de quelques jours ou semaines après le versement d'une rançon.

La semaine dernière, trois marins français ont été enlevés lors de l'assaut d'un bateau opérant sur un champ pétrolier au large du delta du Niger.


AFP

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