En plein séisme, le projet Brexit de Teresa May en 4 points

En Grande-Bretagne, Teresa May vit des moments difficiles.
En Grande-Bretagne, Teresa May vit des moments difficiles. - © HO - AFP

En Grande-Bretagne, Teresa May vit des moments difficiles. La Première ministre britannique se voit désavouer au sein de son propre gouvernement. Depuis deux ans, son projet pour le Brexit se faisait attendre. Vendredi dernier, elle le présentait enfin. Mais il est aujourd’hui jugé trop européen par les pro brexit. Deux poids lourds de son gouvernement viennent de lui présenter leur démission. 

Les portes claquent

La porte du 10 Downing street n’en finit  pas de claquer. Dimanche, Teresa May acceptait la démission de son ministre chargé du Brexit, David Davis....Déjà remplacé.

Mais ce lundi après-midi, c’est un autre oids lourd du gouvernement britannique qui annonce son départ. Boris Johnson. Le tempétueux ministre des Affaires étrangères. Les anti-Europe quittent le navire. Un séisme pour Teresa May. Son gouvernement et fortement fragilisé

Mais elle reste imperturbable à la défense de son projet de Brexit  "Ceci est le bon Brexit pour quitter l’Union Européenne le 29 mars 2019 ", argumente la Première Ministre britannique. " (Ce sera) la fin totale de la liberté de circulation. Nous reprenons le contrôle de nos frontières. La fin de la juridiction européenne sur le Royaume unis, la restauration de la suprématie des tribunaux britanniques".

Son projet de Brexit, c’est 4 points

-La"Souplesse" pour les services: la proposition britannique prévoit que le secteur des services fasse l'objet "d'arrangements différents", par rapport aux biens, pour conserver une "souplesse" de fonctionnement, notamment vis-à-vis des marchés hors UE.

-La fin de la libre circulation. La proposition britannique souhaite mettre "fin" à la libre circulation des personnes pour "redonner" au Royaume-Uni le contrôle de sa politique migratoire. Londres aspire toutefois à un dispositif permettant aux citoyens britanniques et de l'UE de "continuer à voyager dans les territoires des uns et des autres", d'y faire des études ou de travailler.

-Une stabilité financière, notamment pour les échanges bancaires;

- Une zone de libre échange

Dans ce document, l'exécutif britannique propose la création d'une "zone de libre échange entre le Royaume-Uni et l'UE avec un ensemble de règles communes pour les biens industriels et les produits agricoles". Ce dernier point est celui qui fâche. Les pro-Brexit y voient une limite à  la liberté commerciale du Royaume-Uni. Les ministres démissionnent.

Et l’opposition se déchaîne, en la personne de Jeremy Corbyn, chef de l’opposition travailliste : " Deux ans pour arriver à un compromis. Et deux jours à peine pour le perdre. Monsieur le Président comment pourrait- elle atteindre un bon accord avec 27 pays européens quand elle n’est même pas capable d’arriver à un accord au sein de son propre cabinet" ?

Pas facile d’arriver à un compromis quand certains durs du Brexit, se disent prêts à quitter l’Europe même en l'absence du moindre accord.

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