En Italie, l'épidémie de coronavirus semble continuer à ralentir

En Italie, l'épidémie de coronavirus semble continuer à ralentir
En Italie, l'épidémie de coronavirus semble continuer à ralentir - © MARCO BERTORELLO - AFP

La progression du coronavirus en Italie a poursuivi dimanche son timide ralentissement, pour le troisième jour consécutif, selon le dernier bilan officiel, qui fait état d'un total de 10.779 morts pour 97.689 cas. Ce dimanche, 756 décès supplémentaires ont été enregistrés.

Le nombre de nouveaux cas positifs (+5.217) est en baisse de 5,6% sur 24 heures. Cette baisse était de -6,9% samedi, -7,4% vendredi.

Autre signe positif: le nombre de personnes hospitalisées avec des symptômes n'a augmenté que légèrement (+710 pour un total de 27.386), de même que celui des patients en soins intensifs (+50 pour un total de 3.906). Même chose en Lombardie (nord), la région la plus touchée du pays, où le nombre de personnes en soins intensifs est passé à 1.328 (+9).

L'Italie, qui a recensé son premier décès lié au coronavirus fin février, est le pays le plus endeuillé au monde par cette pandémie.


►►► Coronavirus dans le monde et en Europe : les chiffres de l'épidémie avec ces cartes mises à jour quotidiennement


Retour à la normale progressif

Le gouvernement continue pour sa part à préparer la population à une prolongation des mesures de confinement, alors que les Italiens sont interdits de sortie sauf motif impérieux (travail ou santé), et que toutes les activités économiques non essentielles sont à l'arrêt jusqu'au 3 avril.

"Les mesures qui arrivent à échéance le 3 avril seront inévitablement prolongées", a ainsi assuré dimanche le ministre pour les Affaires régionales Francesco Boccia. "Je pense que parler aujourd'hui de réouverture serait inopportun et irresponsable. Nous voulons tous revenir à la normalité mais on rallumera les interrupteurs l'un après l'autre".

Selon les médias italiens, le retour à la normalité pourrait se faire progressivement, en commençant par des activités industrielles pour lesquelles il serait possible d'assurer des conditions de sécurité satisfaisantes, et pour finir avec celles prévoyant de nombreuses personnes sur un même site, donc les bars, restaurants, piscines, salles de gym ou établissements scolaires.

En attendant, les grandes villes continuent d'être désertes comme l'attestent des images tournées dimanche par des journalistes de l'AFPTV, montrant par exemple à Rome une place d'Espagne sans âme qui vive.


Vous pouvez retrouver les dernières informations sur l’épidémie dans notre dossier spécial.