En Grèce, la crise économique provoque… une pollution de l'air

Pollution de l'air autour d'Athènes
Pollution de l'air autour d'Athènes - © AFP PHOTO / LOUISA GOULIAMAKI

La crise a eu un effet inattendu en Grèce. Avec le rude hiver, les habitants se ruent vers le bois à brûler, délaissant les moyens de chauffage plus modernes et plus chers. Résultat : la pollution de l’ait atteint des niveaux dangereux.

L’alerte a été lancée en décembre, quand le le ministère de l’Environnement a mesuré des taux anormalement élevés de pollution de l’air aux alentours de la capitale, Athènes.

Il faut dire que la pollution est visible : Athènes, tout comme d'autres villes, est recouverte d’une brume noire et l’odeur de bois brûlé envahit toute la région quand les cheminées sont utilisées.

Or, le bois brûlé rejette des particules dangereuses pour la santé humaine, pouvant causer des problèmes cardiaques et respiratoires.

"La situation est particulièrement dangereuse pour les personnes âgées et les plus jeunes, explique Dimitri Iliopoulos, du Département de Santé publique du ministère de l’Environnement. Ces personnes sont plus vulnérables. Et la situation va s’aggraver dans les deux ou trois mois parce que de basses températures sont attendues et que de plus en plus de personnes vont utiliser les cheminées".

Depuis que la Grèce subit la crise économique et les mesures d’austérité, le commerce du bois a explosé. Et bien que la demande de mazout de chauffage ait chuté de près de 80%, selon George Asmatoglou, de l’association des marchands de mazout, le prix n’a pas baissé.

Ce qui pousse les distributeurs, ainsi que l’opposition, à demander une baisse des taxes. Inenvisageable pour le gouvernement, qui tente de réduire son déficit faramineux...

J.C., avec Reuters

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