En Australie, les diables de Tasmanie décimés à cause d'une épidémie de tumeurs faciales

En Australie, les diables de Tasmanie décimés à cause d’une épidémie de tumeurs faciales
En Australie, les diables de Tasmanie décimés à cause d’une épidémie de tumeurs faciales - © Tous droits réservés

Il est endémique de l’île de Tasmanie. Le diable de Tasmanie court un grave danger à cause de tumeurs faciales qui réduisent considérablement sa population. Explications. 

Il a été popularisé par Taz des Looney Tunes. Aujourd’hui, le diable de Tasmanie connaît une période difficile. En cause : une tumeur cancéreuse qui s’attaque aux animaux. Les marsupiaux doivent ainsi faire face à deux types de tumeurs faciales qui se transmettent lors d’une bagarre ou d’un accouplement, moments où ils se mordent au visage. "C’est un cancer contagieux, l’un des très rares connus dans le monde. Il peut être transmis simplement par le toucher", comme l’explique Mike Drinkwater, responsable des opérations de "Devil Ark". 

Les tumeurs occasionnent d’importantes déformations du visage et du museau. Les diables de Tasmanie finissent par mourir du cancer ou de faim car les déformations les empêchent de se nourrir. 

Une unité de préservation

Les premières observations de la maladie datent de 1996. Depuis, une diminution de 80 % de la population a été observée dans les zones infectées. Dans le nord-est de l’île où la maladie a été signalée pour la première fois, la quantité de diables a baissé de 95 %. Pour tenter d’endiguer l’hécatombe, la "Devil Ark" a été créée. Des animaux sains sont ainsi élevés en Australie avant d’être relâchés sur l’île, dans des zones inaccessibles aux animaux malades. 

"Nous pouvons atténuer ce qui pourrait malheureusement être l’extinction d’un autre mammifère australien, ce que nous ne voulons pas voir, surtout pas pour un animal unique et iconique comme le diable de Tasmanie", continue Mike Drinkwater. 

Malgré ces mesures, les diables de Tasmanie sont considérés comme une espèce "en danger". Au nombre de 250 000 avant l’épidémie, on estime qu’ils sont maintenant entre 10 000 et 100 000 individus. 

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