En Algérie, vingtième journée de manifestation et fête de l'indépendance ce vendredi

En Algérie, vingtième journée de manifestation et fête de l'indépendance ce vendredi
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En Algérie, vingtième journée de manifestation et fête de l'indépendance ce vendredi - © Tous droits réservés

Depuis des semaines, chaque vendredi, des milliers d’Algériens descendent dans les rues pour réclamer le départ de tous les anciens soutiens d’Abdelaziz Bouteflika, le président algérien qui a démissionné le 2 avril. Ce vendredi, c’est la 20e journée de mobilisation et elle coïncide avec le 57e anniversaire de l’indépendance du pays. Le 5 juillet 1962, après huit ans de guerre, l’Algérie s’affranchissait en effet du pouvoir colonial français. Un symbole mis en avant par les manifestants. Depuis plusieurs jours, des appels à manifester sont lancés sur les réseaux sociaux, on peut y lire qu'"après la libération de la patrie, il faut faire de ce 5 juillet, la libération de l’Homme".

Important dispositif policier

Ces images en témoignent. A Alger, un important dispositif policier a été mis en place. Des policiers munis de casques et de boucliers qui ont notamment tenté de bloquer des manifestants près de la Grande poste, un bâtiment emblématique de la contestation. Certains d’entre eux ont toutefois réussi à forcer le cordon policier. Selon des témoins, il y aurait eu une dizaine d’arrestations. "Partez, libérez l’Algérie", c’est le message des manifestants qui entendent aussi rendre hommage aux martyrs de la guerre d’indépendance.

Tentative de compromis du président par intérim Abdelkader Bensalah

Les manifestants réclament notamment le départ du président par intérim Abdelkader Bensalah. Hier, celui-ci a proposé, dans un discours à la nation, la création d’une instance de dialogue pour organiser l’élection présidentielle. Il a promis que l’Etat et l’armée observeraient une "stricte neutralité" lors de ce processus. Un discours positif, selon certains observateurs, avec une feuille de route raisonnable mais qui ne doit pas occulter le fait que le détenteur du pouvoir réel, c’est le général Ahmed Gaïd Salah, chef d’état-major de l’armée et que celui-ci multiplie arrestations et mises en garde des manifestants.

Demain samedi, les partis politiques et des organisations de la société civile se réuniront  pour des "assises nationales du dialogue". Peut-être une opportunité de sortir le pays de la crise après plusieurs mois de contestation.

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