Il y aura des "conséquences" pour la Russie "si Navalny meurt", avertit la Maison Blanche

La Maison Blanche a averti dimanche qu'il y aurait des "conséquences" pour la Russie si l'opposant Alexeï Navalny, dont l'état de santé se détériore, décédait.

"Quant aux mesures spécifiques que nous prendrions, nous étudions différents types de coûts que nous imposerions, et je ne vais pas les révéler publiquement à ce stade mais nous avons indiqué qu'il y aura des conséquences si M. Navalny meurt", a déclaré Jake Sullivan, conseiller à la sécurité nationale de Joe Biden, sur la chaîne CNN.

"Nous nous sommes dans un premier temps alliés à l'Union européenne, et à de nombreuses démocraties dans le monde qui partagent notre opinion, pour imposer des sanctions en réponse à ce que le gouvernement russe a fait à Navalny, en réponse à l'utilisation d'une arme chimique contre lui, ce qui va à l'encontre des lois internationales", a expliqué M. Sullivan.

"Deuxièmement, nous avons informé le gouvernement russe que ce qui arrivera à M. Navalny, qu'ils ont incarcéré, sera leur responsabilité et qu'ils seront tenus pour responsables par la communauté internationale", a-t-il poursuivi.

La journaliste lui a alors demandé pourquoi Joe Biden n'avait pas mentionné son sort lors d'un discours solennel jeudi sur des sanctions imposées à la Russie ou n'exigeait pas publiquement sa libération.

"Nous avons estimé que plutôt que de faire des déclarations publiques générales, la meilleure façon de s'attaquer à ce problème était en privé, et à travers des voies diplomatiques directement vers les plus hauts niveaux du gouvernement russe", a confié le conseiller de la Maison Blanche.

Un sort "totalement injuste"

Le président américain a jugé samedi le sort de M. Navalny "totalement injuste", lors de très brèves déclarations aux journalistes.

Jake Sullivan n'a pas indiqué si le projet de sommet entre Vladimir Poutine et Joe Biden serait remis en cause si Alexeï Navalny mourrait.

Les alliés de l'opposant de 44 ans, malade et en grève de la faim, ont appelé dimanche les Russes à manifester le 21 avril pour lui "sauver la vie".

Des médecins proches de lui ont dit craindre samedi qu'il ne fasse un arrêt cardiaque "d'une minute à l'autre".

Revenu en janvier après cinq mois de convalescence en Allemagne, suite à un empoisonnement dont il accuse le Kremlin, Alexeï Navalny avait été immédiatement arrêté et condamné à deux ans et demi de prison dans une ancienne affaire de fraude qu'il dénonce comme politique.

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