Emprisonnement d'Alexeï Navalny : rencontre entre des proches de l'opposant et des ministres européens

Alexeï Navalny le 16 février 2021 et drapeau européen
Alexeï Navalny le 16 février 2021 et drapeau européen - © AFP/BELGA

Les ministres des Affaires étrangères de plusieurs pays membres de l'Union européenne rencontreront dimanche à Bruxelles deux collaborateurs de l'opposant russe Alexeï Navalny, a annoncé vendredi le ministère lituanien des Affaires étrangères.

Cette rencontre, à laquelle participeront plus de 12 chefs de la diplomatie de pays de l'UE, aura lieu avant la réunion ministérielle des Vingt-Sept prévue lundi pour discuter d'éventuelles nouvelles sanctions de l'UE contre la Russie.


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"Nous avons besoin d'informations sur la situation réelle des opposants au régime en Russie", a expliqué le ministre lituanien des Affaires étrangères, Gabrielius Landsbergis. La Lituanie "a pris l'initiative d'organiser la rencontre à Bruxelles avec des figures de l'opposition russe", car il vaut mieux recueillir directement des informations de première main, ajoute-t-il.

Leonid Volkov, responsable du réseau régional d'Alexeï Navalny qui réside actuellement en Lituanie, et Ivan Jdanov, un autre proche collaborateur de l'opposant, participeront à la rencontre.

On ignorait encore vendredi si la ministre belge des Affaires étrangères, Sophie Wilmès, va elle aussi y prendre part.

Ce sera la première fois qu'on va utiliser le nouveau cadre de sanctions européen lié aux droits de l'homme

Lundi, les relations entre l'UE et la Russie seront l'un des sujets au centre d'un Conseil "Affaires étrangères", après la controversée visite du Haut représentant Josep Borrell à Moscou. A la suite de cette visite, l'Espagnol avait fait face à une volée de critiques au Parlement européen, la Russie se moquant clairement des appels de l'UE à la libération de l'opposant Navalny et à l'arrêt de la répression des manifestations.


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Josep Borrell avait évoqué face aux élus son droit d'initiative lui permettant de proposer aux 27 d'adopter de nouvelles sanctions. Ce n'est finalement pas certain qu'il propose lui-même d'aller plus loin dans cette direction, mais plusieurs Etats membres sont demandeurs. "Ce sera la première fois qu'on va utiliser le nouveau cadre de sanctions européen lié aux droits de l'homme", indique une source officielle vendredi.

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L'UE a déjà pris des sanctions contre la Russie ou des personnes ou entités russes sous trois régimes différents, associés à la Crimée, à la crise ukrainienne et à la tentative d'assassinat d'Alexeï Navalny (emploi d'armes chimiques), rappelle celle-ci. "Ici, on parle de répression des droits civils et humains".

Ce n'est pas le cas particulier de Navalny qui est au centre des discussions, observent plusieurs sources, mais bien la "direction prise par le régime russe" de manière globale, sur le chemin de "l'autoritarisme".

"L'atmosphère a changé par rapport à avant la visite de Josep Borrell à Moscou", indique une autre source. Lors de sa visite, le Kremlin a expulsé des diplomates allemand, polonais et suédois, accusés d'avoir soutenu publiquement l'opposant emprisonné.

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