Emmanuel Macron veut un cadre "défini" pour la "Première dame" et un gouvernement réduit

Si son gouvernement ne sera dévoilé qu'après la passation de pouvoir qui aura lieu au plus tard dimanche, le président élu Emmanuel Macron a déjà laissé entendre que son gouvernement compterait 16 membres au maximum, Premier ministre compris, serait paritaire et qu'un travail sera mené afin "qu'un cadre soit défini" pour son épouse, le statut de "Première dame" n'existant pas en France.

Une femme à Matignon?

En mars dernier, le nouveau président avait fait état de son "souhait", en cas de succès, de nommer une femme à Matignon.

"Il n'y a eu qu'une expérience en France (de mai 1991 à avril 1992, ndlr), quelqu'un de remarquable, Edith Cresson, dont la vie n'a pas été facilitée parce que le contexte politique était très dur", avait-il commenté lors d'un rassemblement dans le cadre de la Journée des droits des femmes.

"Après, je ne vais pas choisir un Premier ministre parce que c'est une femme. Je choisirai le Premier ministre le plus compétent, le plus capable possible, avec le souhait et la volonté que ce soit aussi une femme", avait précisé M. Macron.

Les noms qui ont le plus régulièrement été évoqués sont ceux du très populaire ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, de la directrice du FMI Christine Lagarde mais aussi de la députée européenne Sylvie Goulard.

Un gouvernement paritaire de 15 personnes, avec un tiers de société civile

Selon les déclarations préalables du président élu, le gouvernement sera paritaire, composé de quinze personnes en plus du Premier ministre et comptera un tiers de membres de la société civile.

"Je veux que dans le gouvernement, il y ait des gens d'expérience mais qui viennent de la société civile, qui ont une légitimité par leurs compétences et ce qu'ils ont fait - et pas forcément de la politique - et il y aura des personnalités politiques", avait déclaré M. Macron sur BFMTV au début du mois.

Parmi ces personnalités politiques, il avait ajouté qu'il s'agirait notamment de "maires importants, et des présidents de conseils régionaux ou généraux". Le maire de Lyon Gérard Collomb, l'un des premiers soutiens du candidat, a, lui, assuré qu'il n'en ferait pas partie.

Mette fin à l'hypocrisie et définir un statut de première dame

Emmanuel Macron avait aussi déjà indiqué que ses futurs secrétaires d'État n'auront pas de pouvoir ministériel, seulement le droit de représenter leur ministre de tutelle à l'Assemblée nationale et au Sénat pour discuter ses textes de loi avec les parlementaires.

Enfin, en décembre dernier, il avait fait part sur TF1 de son désir de mettre fin à "l'hypocrisie française" au sujet de la "Première dame", qui ne possède pas officiellement de statut en France. "Il faut que la personne qui vive avec vous puisse avoir un rôle, qu'elle soit reconnue dans ce rôle. Je souhaite qu'un cadre soit défini et je demanderai qu'un travail soit conduit en la matière."

Brigitte Macron, ancienne enseignante, a déjà évoqué son intention de s'investir dans des sujets comme l'éducation, la culture, la condition des femmes ou encore le handicap.

 

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