Emmanuel Macron: "Additionnons nos espoirs au lieu d'opposer nos peurs""

Il était 11h50 quand Emmanuel Macron a pris la parole sous l'Arc de Triomphe, devant la tombe du soldat inconnu, en haut des Champs-Elysées. Dans son discours prononcé à l'occasion des commémorations de l'Armistice de la Grande Guerre, le président français a appelé les dirigeants mondiaux à s'unir en refusant la violence et la domination. Un discours prononcé devant plus de 70 chefs d'état et de gouvernement comme Donald Trump, Angela Merkel, Vladimir Poutine ou encore Charles Michel. 

>>> Retrouvez d’autres contenus liés à la Grande Guerre sur le site dédié RTBF.BE/1418.

"Le 11 novembre 1918 à 11 heure du matin, il y a 100 ans jour pour jour, heure pour heure, à Paris comme dans toute la France, les clairons ont retenti et les cloches de toutes les églises ont sonné.C'était l'Armistice. C'était la fin de quatre longues et terribles années de combat meurtrier. L’Armistice pourtant n'était pas la paix". C'est avec ces mots qu'Emmanuel Macron a entamé son allocution. Le président français a tenu à rappeler la souffrance et le cauchemar des Français ainsi que de leurs alliés durant la Grande Guerre: "10 millions de morts, 6 millions de blessés et mutilés, 3 millions de veuves, 6 millions d'orphelins, des millions de victimes civiles, un milliard d'obus tirés sur le seul sol de France. Le monde découvrit l'ampleur de blessures que l'ardeur combattante avait occultée".

Le chef d'état a également rendu hommage aux premiers et derniers hommes tombés ainsi qu'à plusieurs personnalités comme le général de Gaulle. Il a aussi évoqué les hommes venus de loin, notamment d'Afrique et d'Outre-Mer, pour combattre sur le sol européen: "Ils sont venus mourir loin de leur famille dans des villages dont ils ne connaissaient pas même le nom". 

S'unir contre la pauvreté, l'ignorance

"Souvenons-nous, n'oublions pas! Car le souvenir de ces sacrifices nous exhorte à être dignes de ceux qui sont morts pour nous. Pour que nous puissions vivre libre (...) La leçon de la Grande Guerre ne peut être celle de la rancœur d'un peuple contre d'autres. Pas plus que celle de l'oubli du passé (...) Elle oblige à penser à l'avenir et à penser à l'essentiel".  

Dans son discours, Emmanuel Macron a également mis en garde les dirigeants mondiaux face à la fragilité de la paix: "Nous tous ici, dirigeants politiques, nous devons en ce 11 novembre 2018 réaffirmer devant nos peuples notre véritable et immense responsabilité, celle de transmettre à nos enfants le monde dont les générations d'avant ont rêvé. Additionnons nos espoirs au lieu d'opposer nos peurs. Ensemble, nous pouvons conjurer ses menaces que sont le spectre du réchauffement climatique, la pauvreté, la maladie, les inégalités, l'ignorance (...) La victoire est possible". 

Le président français qui a conclu son discours avec ces mots : "Vive la paix entre les peuples et les états, vives les nations libres du monde, vive l'amitié entre les peuples, vive la France". 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK