Elections US: Obama lance toute ses forces dans le sprint final

Barack Obama sur la scène d'un meeting, le 24 octobre 2012 à Davenport, dans l'Iowa
Barack Obama sur la scène d'un meeting, le 24 octobre 2012 à Davenport, dans l'Iowa - © Mandel Ngan

Le président américain Barack Obama s'est lancé mercredi dans une tournée qui doit le mener dans huit Etats en 40 heures, dans l'espoir d'arracher des voix décisives pour empêcher son adversaire Mitt Romney de conquérir la Maison Blanche dans 13 jours.

Le dirigeant démocrate sortant a grimpé à l'aube dans son Boeing 747, Air Force One, pour se rendre à Davenport dans l'Iowa (centre), un des Etats qui pourrait décider du résultat de la présidentielle le 6 novembre au soir.

Après un discours sur place, il se rendra au Colorado puis au Nevada, les deux Etats cruciaux de l'Ouest des Etats-Unis, avec une parenthèse à Los Angeles pour l'enregistrement de la très populaire émission nocturne du comique Jay Leno.

Etant donné le décalage horaire de trois heures entre les côtes est et ouest des Etats-Unis, son dernier discours à Las Vegas aura lieu après minuit, heure de Washington. Mais pas question de se reposer alors que les sondages montrent une lutte pied à pied pour le contrôle de l'exécutif de la première puissance mondiale.

M. Obama passera en effet une courte nuit dans Air Force One, attendu en Floride (sud-est), à l'autre bout du pays, jeudi matin. Il poursuivra par la Virginie et l'Ohio, les deux autres Etats cruciaux de l'Est, avec un crochet par son fief de Chicago, où il votera en avance.

Les sondages dans les Etats décisifs montrent toujours pour la plupart une égalité ou un léger avantage pour M. Obama, mais ils restent dans la marge d'erreur, augurant d'une campagne acharnée pour tenter de convaincre les derniers électeurs indécis. En outre, M. Romney dépasse de peu M. Obama dans les intentions de vote au plan national.

L'équipe de campagne démocrate insiste sur le vote anticipé, déjà ouvert dans une majorité d'Etats, pour mettre toutes les changes de réélection de son côté.

"Sur le fil du rasoir jusqu'à la fin"

M. Romney, mardi soir dans le Nevada, a affiché sa confiance, assurant après trois affrontements télévisés avec M. Obama au cours desquels il a peaufiné son recentrage et un style généralement calme et posé, que ces débats avaient "mis un turbo" dans sa campagne.

Il a affirmé que la campagne de M. Obama en revanche était "en train de décrocher".

"Sa candidature est celle du statu quo. Son message est d'aller de l'avant avec les mêmes politiques que celles des quatre années précédentes", a dénoncé M. Romney dans le Colorado où il a rassemblé 12 000 personnes près de Denver mardi soir. Il était attendu mercredi à Reno au Nevada.

Mais son camp a dans le même temps dû désapprouver mardi, pour la deuxième fois depuis cet été, des déclarations d'un candidat républicain au Sénat sur l'avortement.

Ce candidat dans l'Indiana, Richard Mourdock, a affirmé qu'une grossesse issue d'un viol était "une volonté de Dieu", donnant une ouverture à M. Obama pour présenter à nouveau les républicains comme des extrémistes en matière de droits des femmes, un groupe électoral qui l'avait soutenu à 56% en 2008.

"Le président estime que ces déclarations étaient choquantes et insultantes envers les femmes. Cela vient rappeler qu'un Congrès républicain oeuvrant avec un président républicain Mitt Romney estimerait que les femmes ne peuvent pas faire leur propres choix sur leur santé", a affirmé mercredi matin dans Air Force One la porte-parole de l'équipe de campagne de M. Obama, Jennifer Psaki.

La porte-parole de M. Romney, Andrea Saul, avait auparavant souligné que la candidat républicain était "en désaccord avec les déclarations de Richard Mourdock". M. Romney a pris position contre l'avortement, sauf dans les cas de viol, d'inceste ou lorsque la vie de la mère est en danger.

Revenant sur la campagne, Mme Psaki a rejeté l'idée d'un "élan" du candidat républicain. "La course sera sur le fil du rasoir jusqu'à la fin", a-t-elle affirmé. "Nous sommes à égalité ou devant dans tous les Etats-clé. Nous sommes en tête du vote anticipé dans tous les Etats-clé", a-t-elle ajouté.

AFP

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