Elections en France: En Marche (32,2%) obtiendrait la majorité absolue avec 390 à 430 sièges

Elections législatives en France: les bureaux de vote sont ouverts pour le premier
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Elections législatives en France: les bureaux de vote sont ouverts pour le premier - © Tous droits réservés

Les projections pour la composition de la prochaine Assemblée nationale sont les suivantes: de 390 à 430 sièges pour LREM/MoDem qui, dans tous les cas obtiendrait la majorité absolue. De 85 à 125 sièges pour LR/UDI/DVD et de 20 à 35 sièges pour le PS/PRG/DVG/EELV. De 3 à 10 sièges iraient au FN. Les autres partis s'octroient entre 7 et 12 sièges. 

La parti d'Emmanuel Macron  s'octroie 32,2% des votes, devant LR/UDI/DVD qui en comptabilise 21,5%. Le FN, capte 14% des suffrages, LFI 11% et PS/PRG/DVG 10,2%.

Le taux d'abstention atteint finalement 51,59%. Ce qui représente une forte baisse de la participation par rapport aux élections législatives de 2012 et surtout de 2007. Selon une estimation Ipsos/Sopra Steria. En 2012, la participation finale avait été de 57,22%.

Selon une estimation Ipsos/sopra Steria publiée par la chaîne publique France Info, l'abstention finale devrait atteindre 50,5%. Dans ce cas de figure, les candidats devront donc atteindre 25% des votes émis pour pouvoir se présenter au second tour. Si personne n'atteint ce pourcentage élevé, les seuls deux premiers candidats classés pourront se représenter la semaine prochaine. Ce qui réduira considérablement les élections triangulaires.

Les Français ont commencé à voter ce dimanche pour le premier tour des élections législatives. L'enjeu, pour le nouveau président centriste Emmanuel Macron est d'obtenir une large majorité pour réaliser les réformes qu'il a promises. Cette année, les bureaux de vote fermeront à 18 heures dans la plupart des circonscriptions et à 20 heures dans les grandes villes. Les résultats seront communiqués à 20 heures.

"C'est une élection en deux tours et il faut rester mobilisé"

"Il y a eu une volonté des Français d'être cohérents", a commenté sur TF1 le porte-parole du gouvernement et secrétaire d'Etat en charge des relations avec le Parlement, Christophe Castaner. "Mais c'est une élection en deux tours et il faut rester mobilisé", a-t-il ajouté.

Christophe Castaner, l'un des six ministres ou secrétaires d'Etat du gouvernement d'Edouard Philippe à se présenter aux législatives, est en ballottage favorable avec 44,04% des voix dans la 2e circonscription des Alpes-de-Haute-Provence. Il devance largement le candidat de la France insoumise, Léo Walter (16,55%).

Les membres du gouvernement d'Edouard Philippe devront démissionner en cas de défaite aux législatives. Outre M. Castaner, sont concernés Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des territoires, Marielle de Sarnez, ministre chargée des Affaires européennes, Mounir Mahjoubi, secrétaire d'Etat au Numérique, Annick Girardin, nommée aux Outre-mer, et Bruno le Maire, ministre de l'Economie.

Au terme du premier tour, trois ministres du gouvernement - Bruno Le Maire, Christophe Castaner et Richard Ferrand sont en ballottage favorable. Le premier élu direct connu de La République en Marche est Paul Molac du Morbihan, certain, avec 61% des voix, de siéger à l'Assemblée nationale.

Vu la forte abstention il sera difficile pour beaucoup d'éviter de disputer un second tour dans une semaine: il faut réunir à la fois la moitié des suffrages exprimés et le soutien d'au moins 25% des inscrits pour échapper au ballottage. Ce mode de scrutin, critiqué par le FN signifie que lorsque le taux de participation est faible, il y a moins de triangulaires et plus de face-à-face au second tour.

Et ce fut un tsunami

"Vague ou tsunami", s'interrogeait samedi le quotidien Libération, pour lequel "les électeurs semblent prêts à donner les clés de l'Assemblée à Emmanuel Macron", tandis que Le Parisien évoquait "le grand chamboule-tout" et un bouleversement du paysage politique. Les faits leur ont donné raison. Éliminés dès le premier tour de la présidentielle, les partis traditionnels de gauche et de droite qui se partagent le pouvoir en France depuis 60 ans craignaient d'être balayés. C'est clairement le cas pour le PS

7877 candidats

La volonté du nouveau président de briser les lignes politiques traditionnelles l'a déjà conduit à former un gouvernement mêlant personnalités de droite, de gauche et de la société civile. Les législatives revêtent un enjeu crucial pour le nouveau chef d'Etat, qui a besoin d'une solide majorité pour asseoir sa politique de réformes sociales-libérales: moralisation d'une vie politique minée par les affaires, assouplissement du droit du travail - au risque de s'attirer les foudres des syndicats - ou encore réduction des déficits publics, pour se conformer aux règles européennes.

Quelque 7877 candidats, dont un peu plus de 42% sont des femmes, se disputent 577 sièges. Et le renouvellement de l'Assemblée est assuré avec près de 40% des députés sortants qui ne se représentent pas, après l'entrée en vigueur de la loi sur le non-cumul des mandats. Les Français de l'étranger, qui ont voté par anticipation le week-end dernier, ont plébiscité les candidats de La République en Marche!, en mesure de l'emporter dans dix des onze circonscriptions en jeu.

Leur vote a confirmé la dynamique en faveur d'Emmanuel Macron, mais aussi l'effondrement des sortants de gauche et de droite, qui n'ont recueilli pour la plupart que de très faibles scores. Une situation inquiétante pour les quelque 350 députés qui se représentent dimanche, dont de nombreuses personnalités - anciens ministres, candidats à la présidentielle...-, qui risquent de faire les frais du "dégagisme" semblant désormais séduire les Français, lesquels ont éliminé les ténors des partis traditionnels et élu président un homme de 39 ans encore inconnu de tous il y a quelques années.

L'opposition s'organise

Maintenant les tendances connues, l'opposition prépare la bataille du second tour. A commencer par Les Républicains qui obtiennent le deuxième meilleur résultat. "Notre pays attend des pouvoirs équilibrés et pas concentrés dans les mains d'un seul parti" a déclaré François Baroin, chef de file des Républicains.

Marine Le Pen demande, elle, aux électeurs, d'aller voter massivement dimanche prochain pour "contrer les projets d'Emmanuel Macron".

Enfin, selon Jean-Luc Mélenchon, les résultats montrent une situation politique "Totalement instable en raison de l'abstention ". Selon lui, "Il n'y a pas de majorité pour 'détruire' le code du travail ".

La réaction de François Baroin

Jean-Christophe Cambadélis reconnaît la défaite du PS

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