Elections en RDC: Didier Reynders demande l'annonce des résultats

Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit ce vendredi sur la situation en république démocratique du Congo, 5 jours après un scrutin dont le résultat se fait attendre. Pour la Belgique qui inaugure ce jour son siège non permanent au Conseil de sécurité, le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, met l'accent sur la nécessité d'une annonce des résultats, "même si ces résultats ne sont pas le choix du pouvoir congolais" précise-t-il au micro de la RTBF, alors que la Commission électorale nationale indépendante (Céni) n'a encore publié aucun résultat des élections présidentielle, législatives et provinciales de dimanche. La publication des résultats, initialement prévue le dimanche 6 janvier, pourrait être reportée.

Face à ce qu'il qualifie d'"hésitations", Didier Reynders met en garde : "Si le résultat de l'élection n'est pas annoncé ce dimanche, on va vers des difficultés majeures au Congo".

Le chef de la diplomatie belge insiste également sur la sécurité de la population, notamment des réfugiés dans l'Est, victimes de violences et que la Monusco doit protéger, et sur l'ouverture de l'espace public et d'internet, après l'interdiction de plusieurs médias sur le territoire congolais, dont la RTBF et RFI.

Position commune

Le ministre estime qu'une position commune est en vue, entre la Belgique, l'Union européenne, l'Union africaine et les Etats-Unis.

Didier Reynders s'est donc dit favorable à une "pression maximale" du Conseil de sécurité sur les autorités congolaises afin qu'elles respectent le choix des électeurs qui ont voté le 30 décembre dernier pour se choisir un nouveau président qui succédera à Joseph Kabila. Le Conseil de sécurité de l'ONU, dont la Belgique est membre non permanent depuis le 1er janvier, doit se réunir vendredi à New York à 15h00 (21h00 HB).

La Belgique a un poids réel sur le Congo

Le ministre belge des Affaires étrangères estime que la Belgique conserve un poids réel au Congo vu son expertise en Afrique centrale mais aussi parce que notre pays a maintenu une ligne claire, qui veut que les Congolais doivent pouvoir choisir librement leurs élus.

Le ministre belge se dit enfin inquiet vu les violences sur le terrain, la fermeture d'internet, l'interdiction de plusieurs médias et les "hésitations" du pouvoir sur la publication des résultats du scrutin.

L'ONU a mis Kinshasa en garde contre la censure des médias et de l'opposition. 

Les Etats-Unis ont enjoint jeudi les autorités électorales congolaises de "respecter" le choix des Congolais en publiant des résultats "exacts". Et Washington d'appeler également au rétablissement d'internet, coupé depuis lundi.

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