Elections en Catalogne: pour Puigdemont, "ce n'est pas une journée de normalité démocratique"

Les 2680 bureaux de vote ont ouvert à 9H00 jeudi matin en Catalogne pour des élections régionales opposant séparatistes et partisans de l'unité de l'Espagne. Quelque 5.554.000 Catalans sont appelés à élire un nouveau gouvernement régional, deux mois après la proclamation d'une République de Catalogne mort-née qui a ébranlé l'Espagne.

L'ex-président de la Catalogne, Carles Puigdemont, a réagi jeudi lors d'une conférence de presse depuis Bruxelles.

"Aujourd’hui n’est pas une journée normale, ce n’est pas une journée de normalité démocratique. Il y a des candidats en prison, en exil, il y a de la peur, il y a une intervention dans les institutions, d’usurpation même des institutions du parti populaire, une guerre économique... Et tout cela nous montre que l’on n'est pas dans une situation de normalité. Ce qu’il faut espérer, c’est que ce soir on retrouve cette normalité, et qu’on se rende compte que l’application de l’article 155 a affecté gravement nos vies et notre pays. Que finalement, la recette de Mariano Rajoy démontre une fois de plus que ce n’est pas la recette adéquate pour résoudre le problème politique qui existe entre la Catalogne et l’Etat espagnol."

Il a ensuite tweeté: "Aujourd'hui, nous allons démontrer quelle est la force d'un peuple indomptable. Que l'esprit du 1er octobre nous guide pour toujours."

Carles Puigdemont a voté par procuration dans un bureau de vote des faubourgs de Barcelone, par l'intermédiaire d'une jeune fille de 18 ans, Laura Sancho.

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