Elections en Bolivie: les élections les plus disputées pour Morales, l'opposition appelle au vote sanction.

Elections en Bolivie – Les élections les plus disputées pour Morales, l’opposition appelle au vote sanction.
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Elections en Bolivie – Les élections les plus disputées pour Morales, l’opposition appelle au vote sanction. - © RODRIGO BUENDIA - AFP

Les Boliviens décident dimanche s’ils prolongent jusqu’en 2025 Evo Morales, au pouvoir depuis 13 ans, ou s’ils tournent le dos au premier président indigène et de gauche du pays, déçus par la corruption et le virage autoritaire du pouvoir.

Cette fois, contrairement aux trois dernières élections depuis 2006, pas de victoire écrasante en vue au premier tour. Un des derniers sondages, celui de l’université publique, donne Morales en tête (32,3%) mais suivi de près par son principal adversaire, le centriste Carlos Mesa (27%), ce qui forcerait le plus ancien président en exercice d’Amérique latine à un second tour inédit en Bolivie.

Mesa est le seul des huit adversaires à Morales en lice à pouvoir le faire trébucher, une partie de l’opposition appelant les électeurs au "vote sanction" face au "vote sûr" avec lequel le chef de l’Etat tente de séduire les électeurs.

A quelques heures de l’ouverture du scrutin, le chef de l’Etat s’est rendu samedi dans son fief du Chaparé (centre), une des régions de production de coca, où il doit voter tôt dimanche. Evo Morales a appelé sur Twitter ses compatriotes à "participer pacifiquement et activement" aux élections.

"Nous sommes certains que ce sera une fête démocratique grâce à la conscience et la maturité des électeurs. La Bolivie sera un nouvel exemple pour les délégations et observateurs qui nous rendent visite", a-t-il ajouté.

De son côté, Carlos Mesa, 66 ans, a rencontré les observateurs de l’Organisation des Etats américains (OEA), a qui il a fait part de ses doutes concernant la neutralité des autorités électorales. Dans un entretien à l’AFP, le journaliste et ancien président (2003-2005) a dit craindre des fraudes car le parti de Morales "contrôle tous les organes de l’Etat".

L'ambiance était à la réjouissance au QG de Carlos Mesa:

La décision de Morales de briguer un quatrième mandat est très mal vue par une partie des Boliviens et fortement critiquée par l’opposition, qui estime que le pays pourrait verser dans l’autocratie en cas de nouvelle victoire du président indigène de 59 ans.

Le 21 février 2016, les Boliviens lui avait dit "non" lors d’un référendum pour changer la Constitution -qui n’autorise que deux mandats- pour lui permettre de se représenter. Un an plus tard, il était passé outre grâce à une décision contestée de la Cour constitutionnelle. Motif avancé par les magistrats : sa candidature relevait de son "droit humain".

Tant les partisans du Mouvement vers le socialisme (MAS) de Morales que ceux de l’opposition, dont certains secteurs ont appelé à la "rébellion", ont promis de descendre dans la rue en cas de victoire du camp adverse.

Traduction d'Evo Morales, président bolivien et candidat à sa réélection: "Un nouveau triomphe! Nous avons gagné une fois de plus.  Nous avons obtenu 4 victoires consécutives en Bolivie!"

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