Elections en Bolivie: l'ambassade belge à Lima demande aux Belges de faire des provisions d'eau et de nourriture

Elections en Bolivie: l'ambassade belge à Lima demande aux Belges de faire des provisions d'eau et de nourriture
Elections en Bolivie: l'ambassade belge à Lima demande aux Belges de faire des provisions d'eau et de nourriture - © AIZAR RALDES - AFP

La situation en Bolivie restant tendue, l'ambassade belge à Lima, qui est compétente pour la Bolivie, le Pérou et l'Equateur, a envoyé un mail aux Belges résidant en Bolivie, leur demandant de faire des provisions de nourriture, d'eau et de carburant.

Des manifestations violentes ont éclaté en Bolivie après la réélection contestée d'Evo Morales à la présidence.


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"La situation reste instable et confuse", peut-on lire dans le mail envoyé par l'ambassade belge qui a dès lors décidé de postposer la 'mission biométrique' qui devait avoir lieu du 18 au 22 novembre à La Paz et Santa Cruz.

"Les mesures de sécurité restent de mise: évitez les manifestations et les endroits où se trouvent de nombreuses personnes; respectez les instructions des autorités locales et prévoyez des provisions de nourriture, d'eau et de carburant", ajoute l'ambassade.

Mais à en croire les Belges sur place, on ne manque de rien pour le moment à La Paz, la capitale. "On a pu voir certaines personnes qui faisaient assez de réserves, explique Loïc, qui vit ici depuis quelques mois. Nous n'avons pas encore fait les nôtres mais je pense qu’à Santa Cruz la situation est un peu plus critique."

Ça n’a pas changé grand-chose pour nous

En effet la situation n’est pas la même dans toutes les villes du pays. Si Santa Cruz ou Cochabamba sont complètement à l’arrêt depuis plus de deux semaines, à La Paz il est encore possible de circuler dans certains quartiers et l’agitation n’a lieu que la nuit, ce qui ne trouble pas le quotidien de Loïc et sa compagne : "C’est un peu plus difficile de se déplacer dans la ville, raconte-t-il. On voit souvent défiler des personnes des groupements des blocages dans la rue etc… Sinon non, ça n’a pas changé grand-chose pour nous, on fait notre train-train quoi."

Cependant, face aux affrontements qui ne cessent pas entre partisans et opposants d’Evo Morales, il se pourrait que la situation empire encore et que les soutiens de l’actuel président encerclent les villes pour étouffer l’opposition.

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