Elections américaines 2020 : la diatribe contre Joe Biden de Donald Trump depuis la maison blanche

Au cours d'une conférence de presse sur la Chine, Donald Trump s'est servi de la tribune pour s'en prendre à son adversaire Joe Biden.
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Au cours d'une conférence de presse sur la Chine, Donald Trump s'est servi de la tribune pour s'en prendre à son adversaire Joe Biden. - © JIM WATSON - AFP

Il a débuté par une mise en garde à la Chine. Il a rapidement basculé vers ce qui était semble-t-il la véritable raison de sa sortie devant la presse : une violente diatribe contre Joe Biden.

Debout derrière le podium présidentiel installé dans les jardins de la Maison Blanche, Donald Trump, portant son emblématique cravate rouge, a transformé ce mardi une conférence de presse en un meeting de campagne.

"C’est Biden ! Biden a dérivé vers la gauche radicale !".

Pendant près d’une heure, dans un monologue décousu, le milliardaire républicain, à la traîne dans les sondages derrière son adversaire démocrate à 110 jours de l’élection, a laissé éclater sa colère.

Toute la carrière de Joe Biden a été un cadeau pour le parti communiste chinois !

Lisant une longue de liste de propositions de l’ancien vice-président, il a ironisé, attaqué, et dressé le tableau apocalyptique d’une Amérique sous la présidence Biden.

"J’ai du mal à croire que je sois en train de lire ça !", lance-t-il. "Ecoutez ça !", dit-il un peu plus tard.

Trump déroule son programme

Diplomatie ? "Toute la carrière de Joe Biden a été un cadeau pour le parti communiste chinois ! […] Biden s’est rangé du côté de la Chine contre l’Amérique d’innombrables fois !".


►►► Lire aussi : Joe Biden vs. Donald Trump : portraits croisés des candidats de la prochaine élection présidentielle américaine

Immigration ? "Tous les habitants d’Amérique du Sud vont débarquer !".

Les forces de police ? "Des choses terribles se passent à New York, j’adore New York, ça me désole."

L’environnement ? "En tant que vice-président, Biden était l’un des plus fervents défenseurs de l’accord de Paris sur le climat", tempête Donald Trump, qui se félicite d’avoir retiré les Etats-Unis de ce texte signé par la quasi-totalité des pays de la planète.

Selon lui, cet accord aurait "détruit l’industrie américaine tout en autorisant la Chine à polluer l’atmosphère en toute impunité".

Quelques heures plus tôt, l’ancien vice-président de Barack Obama avait présenté un plan d’investissement massif dans les énergies renouvelables.

"Quand Donald Trump pense au changement climatique, le seul mot qui lui vienne à la bouche est 'canular'. Quand j’y pense, je vois des emplois", avait-il lancé.

 

L’Union européenne a été créée pour profiter des Etats-Unis

A la Maison Blanche, l’ancien homme d’affaires de New York a alterné les attaques contre son adversaire avec la mise en avant de son bilan, passant du coq à l’âne.

Il revendique sa fermeté dans les négociations commerciales face à l’Europe : "l’Union européenne a été créée pour profiter des Etats-Unis".

Il vante l’efficacité du mur bâti sur une partie de la frontière avec le Mexique dans la lutte contre la pandémie du Covid-19 : "il est tombé à point, il a empêché des gens de venir de lieux très infectés".

Crise sanitaire

Il célèbre sa réaction face au virus : "nous avons sauvé des millions des vies".

Il promet une sortie rapide, très rapide de la crise sanitaire. "Nous avançons très bien sur le vaccin […]. Nous sommes prêts".

Avez-vous l’impression que vous êtes en train de perdre ?

La première question est celle que tout le monde se pose face à cet étrange exercice qui traduit la frustration d’un président qui redoute de ne pouvoir effectuer un deuxième mandat, contrairement à Barack Obama, George W. Bush et Bill Clinton.

"Avez-vous l’impression que vous êtes en train de perdre ?"

"Non", répond-il, assurant que les "vrais" sondages sont "très bons" et que cette élection, "peut-être la plus importante qui soit", se présente bien pour lui.

"Je pense que l’enthousiasme est nettement plus fort qu’en 2016", martèle-t-il, citant à l’appui de ses propos "les milliers de bateaux avec des panneaux Trump" que l’on voit en Floride.

Le milliardaire l’assure : ses partisans sont discrets, voire silencieux, mais se rendront aux urnes en masse le 3 novembre.

Pour Kate Bedingfield, directrice de la communication de Joe Biden, ce "triste spectacle", au cours duquel Donald Trump a cité près de 30 fois son adversaire démocrate, n’était pas digne d’un président.

"Le contribuable américain devrait être remboursé pour abus d’utilisation de fonds publics", a-t-elle dit.

L’Union européenne a été créée pour profiter des Etats-Unis

A la Maison Blanche, l’ancien homme d’affaires de New York a alterné les attaques contre son adversaire avec la mise en avant de son bilan, passant du coq à l’âne.

Il revendique sa fermeté dans les négociations commerciales face à l’Europe : "l’Union européenne a été créée pour profiter des Etats-Unis".

Il vante l’efficacité du mur bâti sur une partie de la frontière avec le Mexique dans la lutte contre la pandémie du Covid-19 : "il est tombé à point, il a empêché des gens de venir de lieux très infectés".

Crise sanitaire

Il célèbre sa réaction face au virus : "nous avons sauvé des millions des vies".

Il promet une sortie rapide, très rapide de la crise sanitaire. "Nous avançons très bien sur le vaccin […]. Nous sommes prêts".

Avez-vous l’impression que vous êtes en train de perdre ?

La première question est celle que tout le monde se pose face à cet étrange exercice qui traduit la frustration d’un président qui redoute de ne pouvoir effectuer un deuxième mandat, contrairement à Barack Obama, George W. Bush et Bill Clinton.

"Avez-vous l’impression que vous êtes en train de perdre ?"

"Non", répond-il, assurant que les "vrais" sondages sont "très bons" et que cette élection, "peut-être la plus importante qui soit", se présente bien pour lui.

"Je pense que l’enthousiasme est nettement plus fort qu’en 2016", martèle-t-il, citant à l’appui de ses propos "les milliers de bateaux avec des panneaux Trump" que l’on voit en Floride.

Le milliardaire l’assure : ses partisans sont discrets, voire silencieux, mais se rendront aux urnes en masse le 3 novembre.

Pour Kate Bedingfield, directrice de la communication de Joe Biden, ce "triste spectacle", au cours duquel Donald Trump a cité près de 30 fois son adversaire démocrate, n’était pas digne d’un président.

"Le contribuable américain devrait être remboursé pour abus d’utilisation de fonds publics", a-t-elle dit.

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