Egypte: le procès de Moubarak reprend ce dimanche

Le procès en appel de l'ex-Président égyptien Hosni Moubarak pour "complicité de meurtres" de manifestants début 2011 doit reprendre dimanche
Le procès en appel de l'ex-Président égyptien Hosni Moubarak pour "complicité de meurtres" de manifestants début 2011 doit reprendre dimanche - © STR

Le procès en appel de l'ex-Président égyptien Hosni Moubarak pour "complicité de meurtres" de manifestants début 2011 doit reprendre dimanche, tandis que s'ouvrira celui des trois principaux chefs des Frères musulmans pour "incitation" au meurtre d'opposants au président déchu Mohamed Morsi.

Ces audiences ont lieu en plein chaos politique en Egypte, où le nouveau pouvoir dirigé de facto par l'armée qui a destitué et arrêté Mohamed Morsi le 3 juillet réprime dans un bain de sang depuis 10 jours les manifestations organisées par les Frères musulmans, la confrérie du président destitué.

Près de 1000 personnes ont été tuées, essentiellement des pro-Morsi, et les principaux cadres des Frères ont été arrêtés.

Hosni Moubarak encourt la peine capitale

Hosni Moubarak, 85 ans, avait été condamné en juin 2012 en première instance à de la prison à perpétuité pour "complicité" dans le meurtre de manifestants lors de la révolte populaire qui l'a renversé après plus de 30 ans au pouvoir.

Il avait fait appel, et la Cour de cassation avait ordonné un nouveau procès, suspendu depuis le 11 mai. Hosni Moubarak encourt la peine capitale.

Personne ne sait si l'ex-"raïs", à la santé vacillante, comparaîtra ou non dimanche. Mis en liberté conditionnelle dans quatre affaires, dont ces meurtres et des cas de corruption, il a quitté sa prison jeudi pour être assigné dans un hôpital militaire.

Dimanche doit également s'ouvrir le procès de Mohamed Badie, le guide suprême des Frères musulmans arrêté dans la nuit de lundi à mardi dans un appartement du Caire où il se cachait, ainsi que de ses deux adjoints, Khairat al-Chater - considéré comme le véritable homme fort de la confrérie - et Rachad Bayoumi. Ils sont accusés d'"incitation au meurtre" de manifestants anti-Morsi le 30 juin.

Ce jour-là, des millions d'Egyptiens avaient manifesté pour réclamer le départ du président islamiste, le premier chef de l'Etat élu démocratiquement en Egypte, révolte que l'armée a invoquée trois jours plus tard pour le renverser et l'arrêter.

Au cours du même procès trois autres cadres des Frères musulmans comparaissent pour le "meurtre" de manifestants anti-Morsi le 30 juin, et 29 autres personnes pour avoir participé directement aux violences ce jour-là. Les six cadres de la confrérie encourent la peine capitale.

Belga

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