Échauffourées lors de manifestations de gilets jaunes en France à Toulouse et Montpellier

Échauffourées lors de manifestations de gilets jaunes en France à Toulouse et Montpellier
Échauffourées lors de manifestations de gilets jaunes en France à Toulouse et Montpellier - © ZAKARIA ABDELKAFI - AFP

Des échauffourées ont marqué samedi des manifestations de "gilets jaunes" à Toulouse et Montpellier, deux bastions du mouvement en France, où des observateurs de la Ligue des droits de l'homme ont dénoncé des violences policières. La mobilisation à Bordeaux s'est en revanche déroulée dans le calme.

A Toulouse, où environ un millier de personnes ont battu le pavé, la police a, à plusieurs reprises, fait usage de gaz lacrymogènes et d'un canon à eau, a constaté l'AFP.

Les forces de l'ordre ont été la cible de "projectiles, d'outrages et d'injures" et ont procédé à cinq interpellations, selon un communiqué de la préfecture.

Le cortège s'était élancé à 14h, comme tous les samedis sans interruption depuis le début du mouvement, derrière une banderole proclamant "Marre de survivre On veut vivre".

En cours de manifestation, suite à plusieurs sommations, les forces de l'ordre ont tiré à nouveau des gaz lacrymogènes, puis fait usage du canon à eau pour disperser la foule.

Dans un communiqué, l'Observatoire des pratiques policières (OPP) de Toulouse, co-parrainé par la Ligue des droits de l'homme, a fait part d'un "nouveau blessé" parmi ses membres, par les forces de l'ordre.

Un tweet a ensuite été relayé sur le compte du journaliste indépendant David Dufresne montrant un policier cagoulé interpeller un des observateurs: "moi je vous emmerde la LDH, vous nous pétez les c...".

Mi-septembre, un premier membre de l'OPP, qui mène tous les samedi une mission d'observation à Toulouse, avait porté plainte, affirmant avoir été blessé au cours d'une charge de police.

Des heurts se sont aussi produits à Montpellier, où selon la police, quatre policiers ont été légèrement blessés et neuf manifestants interpellés, pour jets de projectiles, outrages, menaces, injures et rébellion.

Les échauffourées ont opposé dans le centre les forces de l'ordre à quelque 300 gilets jaunes "très déterminés, très offensifs et très agressifs", selon la direction départementale de la sécurité publique (DDSP).

Des poteaux métalliques arrachés, ainsi que des chaises de bars et de restaurants, ont été utilisés comme projectiles.

La section locale de la LDH, présidée par l'avocate Sophie Mazas, a pour sa part dénoncé des violences policières, dont des "interpellations avec étranglement", ainsi que "le contrôle d'identité systématique de nos observateurs".

A Bordeaux, la mobilisation des "gilets jaunes", dans le sillage d'une manifestation pour le droit à l'avortement, s'est en revanche déroulée dans le calme avec au total quelque 700 personnes.

Quelques gilets jaunes étaient rassemblés place de la Bourse à Paris, ce samedi

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK