"Double ration de frites" de Nicolas Sarkozy: la polémique a éclipsé le "dossier libyen"

Le procédé de communication politique est connu: lâcher une proposition ou déclaration choc qui risque de faire le beurre des médias et ainsi obliger ses adversaires politiques à se positionner, même si le sujet soulevé n’est pas forcément en tête des une.

C'est dans ce but qu'un classique du débat public français a été ressorti des placards: les menus alternatifs (pour enfants juifs, végétariens et musulmans par exemple mais pas que) dans les cantines scolaires.

Après son revirement climato-sceptique ou sa sortie sur les "ancêtres gaulois", Nicolas Sarkozy a, une nouvelle fois, lancé une de ces formules choc dont il a secret.

Si le petit ne prend pas de tranche de jambon, il prendra une double ration de frites. C'est la République

Pour exprimer son opposition aux menus de substitution, voici donc la phrase qu'il a prononcée: "Si dans la famille (d’un élève de nos écoles) où on ne mange pas de porc, et bien le jour à la cantine où il y a des frites et une tranche de jambon, le petit ne prend pas de tranche de jambon et prendra une double ration de frites. C'est la République".

Comme on pouvait s'y attendre, la sortie effectuée lors d'un meeting ce lundi soir à Neuilly-sur-Seine a fait réagir tant dans le landerneau politique que sur les réseaux sociaux.

Pour preuve, ce mardi, les médias français et les "RS" parlent plus de cette petite phrase que des nouvelles révélations explosives sur les dizaines de millions d’euros issus des réseaux libyens du clan Sarkozy (lien payant).

Au grand dam de Fabrice Arfi, journaliste de Médiapart. Les nouvelles révélations tonitruantes du média d'investigation en ligne ont en effet été en partie éclipsée par le buzz de la "double ration de frites". 

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