Conseil européen: les dirigeants européens soutiennent Donald Tusk, Varsovie s'obstine

Donald Tusk: "Rien ne doit être fait sans notre accord" affirme Varsovie
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Donald Tusk: "Rien ne doit être fait sans notre accord" affirme Varsovie - © Lukas Plewnia

Une large majorité des dirigeants de l'UE ont réitéré, jeudi avant le Sommet européen, leur soutien au Polonais Donald Tusk, dont la reconduction en tant que président du Conseil est toujours contestée par Varsovie.

"Je le répète: rien (ne doit être fait) sans nous et sans notre accord", a affirmé la Première ministre polonaise Beata Szydlo, à son arrivée. "Nous ne sommes pas d'accord pour qu'un pays membre qui présente une opinion différente ne soit pas écouté. C'est une question de principe", a-t-elle martelé. La Pologne semblait toutefois bien isolée, peu avant l'entame de la réunion.

Même la Hongrie et les autres pays du groupe de Visegrad, souvent enclins à soutenir leur allié polonais, n'ont pas l'air prêts à se lancer dans ce combat. "Le candidat du PPE (Donald Tusk) est notre candidat", a d'ailleurs commenté le Premier ministre hongrois Viktor Orban, en pénétrant dans le bâtiment Europa, qui abrite pour la première fois un Conseil européen.

Soutien d'Hollande, de Merkel et de Michel

"Je ne vois pas comment un Etat pourrait s'opposer à cette solution dès lors que tous les autres y sont favorables", a pour sa part déclaré François Hollande, en évoquant la reconduction de Donald Tusk. En matinée, la chancelière allemande Angela Merkel avait aussi affirmé qu'elle considérait cette réélection comme "un signe de stabilité pour l'ensemble de l'Union européenne".

Le chef du gouvernement maltais Joseph Muscat, dont le pays assure actuellement la présidence tournante de l'UE a rappelé l'existence de "règles de procédure claires" pour l'élection du président du Conseil, et ajouté que celles-ci seraient "respectées". Seule une majorité qualifiée des Etats membres (21 pays représentant 65% de la population de l'UE) est en effet nécessaire pour valider l'élection.

"On va écouter les opinions des différents gouvernements, mais il n'y aura pas de foire d'empoigne sur le sujet, il ne peut pas y en avoir, ce qui compte aujourd'hui c'est la capacité à continuer à aborder les sujets qui concernent les citoyens", a souligné le Premier ministre belge Charles Michel, qui a exprimé sa "préférence très claire en faveur de Donald Tusk".

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