Donald Trump menace de couper les aides financières aux pays qui voteront le texte sur Jérusalem

C'est un chantage qui choque pas mal de diplomates dans les couloirs des Nations unies.

Le président américain, Donald Trump, a menacé de couper les aides financières aux pays qui voteront jeudi un texte qui rejette la décision américaine de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël.

"Ne pas se vendre"

La Turquie a exhorté jeudi la communauté internationale à ne pas se "vendre" pour "une poignée de dollars."

"J'en appelle au monde entier: surtout, ne vendez pas votre volonté démocratique pour une poignée de dollars. Les dollars reviendront, mais une volonté qui a été vendue jamais ne reviendra", a lancé le président turc Recep Tayyip Erdogan lors d'un discours à Ankara.

La diplomatie du chéquier

Le même texte avait été bloqué lundi au conseil de sécurité par les États-Unis. L'ambassadrice américaine aux Nations-unies avait fait usage de son droit de veto. Les 14 autres membres de Conseil, y compris la France et la Grande-Bretagne, avaient approuvé la résolution, qui considère comme nul et non avenu toute décision unilatérale qui vise à changer le statut de Jérusalem.
L'ambassadrice Nikki Haley avait fait sentir toute la colère des États-Unis.

"Les États-Unis ne s'attendaient pas à ce que ceux qu'ils ont aidé les ciblent", écrit Nikki Haley.

"Ils prennent des milliards de dollars, et puis ils votent contre nous", s'est lamenté le président Donald Trump, en précisant que cela lui permettra des faire des économies à l'avenir. L'ancien homme d'affaire pense donc actionner la diplomatie du chéquier. Mais sur une question aussi emblématique que Jérusalem, cela ne fonctionne pas.

C'est l'assemblée générale de l'ONU qui doit voter ce texte aujourd'hui.

 

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