Donald Trump définitivement banni par Facebook: "une honte absolue", affirme l'ex-président

Donald Trump a qualifié mercredi de "honte absolue" les décisions des réseaux sociaux de suspendre ses comptes, dans un communiqué publié après l'annonce que le conseil de surveillance de Facebook maintenait l'interdiction faite à l'ancien président de poster des messages sur sa page Facebook et sur son compte Instagram.

"On a retiré la liberté d'expression au président (ancien président, Ndlr) des Etats-Unis parce que des fous de la gauche radicale ont peur de la vérité mais la vérité sortira de toute façon, plus grande et plus forte que jamais", a ajouté Donald Trump.

"Le peuple de ce pays ne se laissera pas faire! Ces groupes de réseaux sociaux doivent payer un prix politique, et ne doivent plus jamais être autorisés à détruire et décimer notre processus électoral", a poursuivi l'ex-président.

D'autres républicains réagissent

Sur la même ligne, des élus républicains du Congrès ont réagi en menaçant de s'attaquer aux géants des technologies s'ils reprennent la majorité au Congrès, lors des prochaines élections parlementaires des "midterms" de novembre 2022.

Si Facebook "peut interdire le président Trump, toutes les voix conservatrices pourraient suivre", a tweeté le chef de la minorité républicaine à la Chambre, Kevin McCarthy. "Une majorité républicaine à la Chambre limitera le pouvoir des géants de la tech sur notre parole", a-t-il promis.

"Cassez-les" a tweeté l'élu de la Chambre des représentants Jim Jordan, en allusion aux questions de monopoles.

Le conseil de surveillance de Facebook a décidé mercredi de maintenir la décision prise par le groupe d’interdire à l’ancien président américain Donald Trump de poster des messages sur sa page Facebook et sur son compte Instagram.


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Le conseil de surveillance estime toutefois qu’il n’était "pas approprié pour Facebook d’imposer" une sanction d’une durée indéfinie et lui demande de "réexaminer la décision arbitraire imposée le 7 janvier" dans les six prochains mois.

"Un risque sérieux de violence"

Le conseil de surveillance, dont les décisions sont contraignantes, a jugé que l’ancien locataire de la Maison Blanche "avait créé un environnement où un risque sérieux de violence était possible" avec ses commentaires le 6 janvier, jour de l’assaut du Capitole.

"Au moment de la publication des messages de M. Trump, il y avait un risque clair et immédiat de préjudice et ses paroles de soutien aux personnes impliquées dans les émeutes ont légitimé leurs actions violentes", a-t-il détaillé. En tant que président, M. Trump exerçait une forte influence, ont-ils également argué. "La portée de ses publications était importante, avec 35 millions d’abonnés sur Facebook et 24 millions sur Instagram", a-t-il poursuivi.

Des recommandations pour l’avenir

Le Conseil a également formulé des recommandations politiques à mettre en œuvre par Facebook "pour élaborer des politiques claires, nécessaires et proportionnées qui favorisent la sécurité publique et respectent la liberté d’expression".

L’ancien chef de cabinet de Trump, Mark Meadows, a condamné la décision, estimant que cela aurait un effet dissuasif sur la liberté d’expression et appelant à une plus stricte régulation ou à un démantèlement du groupe. "C’est un triste jour pour l’Amérique, c’est un triste jour pour Facebook", a-t-il affirmé sur Fox News

Le 6 janvier, point de non-retour

Facebook avait banni de sa plateforme l’ancien président américain au lendemain de l’invasion du Congrès en janvier par une foule de ses partisans, lors de la certification de la victoire de Joe Biden à l’élection de novembre 2020. Le groupe californien avait auparavant toléré de nombreux messages du milliardaire républicain jugés problématiques par de larges pans de la société, et même en interne.

Mais le 7 janvier, le réseau avait finalement suspendu "jusqu’à nouvel ordre" le candidat perdant pour avoir enfreint ses règles sur l’incitation à la violence, notamment dans une vidéo où il exprimait son soutien aux émeutiers.

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