DSK: la police revoit l'heure de l'agression, l'alibi mis à mal

DSK à sa sortie du commissariat à New York
DSK à sa sortie du commissariat à New York - © Jewel Samad (AFP)

La police new yorkaise a revu l'heure de l'agression sexuelle présumée. Elle aurait eu lieu à 12h et non 13h. Ce qui met à mal la défense préparée par les avocats du patron du FMI. Ils avaient retracé son emploi du temps et avaient relevé des "incohérences".

L'emploi du temps de Dominique Strauss-Kahn de ce samedi dernier est plutôt flou. Selon le site internet de Liberation, la police new yorkaise a revu l'heure de l'agression sexuelle présumée. "Nous avions dit initialement que c'était aux alentours de 13 heures, en fait c'était plus proche de midi". Une déclaration du commissaire adjoint et porte-parole de la police de New York qui mettent plutôt à mal la défense envisagée par les avocats. 

Pour tenter d'y voir clair dans son emploi du temps, les avocats de DSK avaient tenté de reconstituer sa journée. Leurs conclusions semblent limpides : leur client aurait quitté l'hôtel à midi. Une heure avant l'agression supposée de la femme de chambre, selon le site internet de RMC. Mais c'était avant que la police ne revienne sur ses déclarations. 

Ensuite, toujours selon le site de RMC, le patron du FMI se serait rendu dans un restaurant pour y dîner en compagnie de sa fille. L'horaire exact de ce repas n'a pas encore été confirmé de manière claire, mais il pourrait s'agir d'un élément central dans le cadre de cette enquête. 

Un billet réservé "bien à l'avance"

Après ce repas, DSK aurait pris le taxi pour se rendre à l'aéroport JFK de New York afin de retourner à Paris. Selon Le Monde, l'épouse du président du Fonds monétaire international, Anne Sinclair aurait eu une conversation téléphonique avec son mari. Conversation au sein de laquelle Dominique Strauss-Kahn aurait évoqué un "problème grave", mais sans faire aucune allusion à l'agression de l'hôtel.

A peine arrivé à l'aéroport, il se serait rendu compte de l'oubli d'un téléphone portable. Il aurait donc appelé la réception de l'hôtel pour s'assurer que son téléphone lui soit retourné. C'est apparemment cet appel-là qui aurait permis aux autorités américaines de le localiser et de l'intercepter. Pourquoi aurait-il passé ce coup de fil ?, se demande Les Echos

Une explication qui irait à l'encontre des premières thèses faisant état de "fuite". D'autant plus que Dominique Strauss-Kahn avait un billet pour un vol d'Air France... Un billet reservé "bien à l'avance", toujours selon Les Echos. 

La défense de l'accusé devrait plus que probablement s'appuyer sur ces éléments lors de la comparution de DSK prévue ce lundi. 

Dominique Strauss-Kahn a quitté dimanche soir pour une destination inconnue le commissariat de New York où il était détenu et entend se "défendre vigoureusement" contre les accusations d'agression sexuelle portées contre lui, selon ses avocats.

La victime présumée a formellement désigné dimanche après-midi le patron du FMI comme son agresseur parmi un groupe d'hommes lors d'une séance d'identification au commissariat.

La police de New York a de son côté obtenu un nouveau mandat pour examiner les vêtements du patron du FMI, à la recherche de nouvelles traces d'ADN, sur "des cheveux, du sperme", et souhaite vérifier si Dominique Strauss-Kahn présente des traces de griffures.

Dominique Strauss-Kahn a bien signalé son départ du Sofitel de New York

Dominique Strauss-Kahn a effectué samedi les formalités pour quitter sa chambre du Sofitel de New York entre 12H28 et 12H38 heures locales et la femme de ménage qui l'accuse y était entrée vers midi, a déclaré lundi à l'AFP une source au sein du groupe hôtelier Accor. 

"La femme de ménage est entrée dans la chambre autour de midi. Et il a fait son check out entre 12H28 et 12H38", selon cette source qui a requis l'anonymat.

Dominique Strauss-Kahn a bien signalé samedi son départ à la réception de l'hôtel Sofitel de New York, a déclaré lundi le groupe hôtelier Accor, propriétaire des Sofitel.

Accor a refusé de préciser si le patron du FMI était un habitué de cet hôtel, ni pour combien de temps son séjour était prévu. "Nous ne donnons pas d'informations sur nos clients", a souligné le groupe. 

La femme de chambre est entrée dans la suite de Dominique Strauss-Kahn "pour faire le ménage", a par ailleurs indiqué la direction, en précisant que le personnel n'a pas d'autre moyen que de sonner pour savoir si quelqu'un se trouve à l'intérieur. La configuration de la suite 2806, dans laquelle a séjourné DSK, "n'est pas très pratique" et peut expliquer qu'"on n'entende pas du tout une employée entrer dans la chambre", a déclaré pour sa part Paul Dubrule, cofondateur d'Accor. "La salle de bains se trouve tout au fond de la suite, après un coude", a expliqué Paul Dubrule, qui a utilisé cette suite à de nombreuses reprises.

AdC


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