Dix jours après Irma, Saint-Martin se reconstruit pas à pas

Une voiture dans les arbres au bord d'une plage de l'île française de Saint-Martin dans la Caraïbes, le 16 septembre 2017
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Une voiture dans les arbres au bord d'une plage de l'île française de Saint-Martin dans la Caraïbes, le 16 septembre 2017 - © Helene Valenzuela

Une dizaine de jours après le passage dévastateur du cyclone Irma, l'île franco-néerlandaise de Saint-Martin commence doucement à panser ses blessures et s'engager dans une lente reconstruction.

Files d'attente résorbées

Sur la route, où les principaux axes ont été déblayés, militaires et bénévoles s'activent pour évacuer le reste des détritus (branches, tôles...), disposés en tas le long des talus.

Dans les stations service, les files d'attente se sont résorbées et les voitures, dont beaucoup sont endommagées (vitres explosées, carrosserie enfoncée ...), peuvent de nouveau faire le plein de carburant.

Un tiers des foyers a l'électricité

Un peu partout dans la partie française de l'île, les équipes d'EDF tentent de rétablir le réseau de distribution, et un tiers des foyers ont retrouvé l'électricité, selon le préfet de Guadeloupe Eric Maire.

La compagnie a annoncé que d'ici une semaine, tous les foyers seraient raccordés, soit directement, soit par un générateur.

Avec la reprise progressive des liaisons maritimes et aériennes, tous ceux qui voulaient être évacués sont partis, selon le préfet.

Distribution d'eau

Sur le plan de la sécurité, la présence massive de forces de l'ordre semble avoir découragé les pilleurs et rassuré la population.

Des distributions d'eau quotidienne ont lieu à heures fixes dans plusieurs points de l'île où des files d'attente se forment dans le calme, tandis que quelques camions sillonnent le territoire et distribuent des vivres et de l'eau.

"Il s'agit de toucher les personnes où qu'elles soient. Nous allons mettre en place des brigades de proximité avec la Croix Rouge, pour faire circuler l'information et également recueillir les besoins de la population", a assuré le préfet.

Longue haleine

Reste qu'à part les quelques chanceux disposant d'une citerne, les habitants ne peuvent toujours ni se doucher, ni faire leur vaisselle, ni utiliser normalement leurs toilettes.

"On se lave avec de l'eau en bouteille mais c'est pas très économe, ou alors on va se baigner dans la mer", raconte à l'AFP un jeune gendarme envoyé de Martinique, en uniforme et gilet pare-balles dans la chaleur humide (32 degrés) d'un mois de septembre antillais.

L'usine de désalinisation de l'île, seul point de production d'eau en l'absence de nappe phréatique, devrait redémarrer le 19 ou le 20 septembre, avec 20% de sa capacité, et espère retrouver sa capacité de production fin septembre/début octobre, indique le contrôleur général Patrick Bauthéac.

En attendant, sa production sera complétée par une unité mobile que l'entreprise Veolia fait venir d'Espagne, et qui devrait être acheminée en début de semaine pour commencer à produire en milieu de semaine, selon M. Bauthéac.

L'assainissement des eaux usées est un autre défi. L'Etat et la collectivité doivent également mettre en place des salles de classe et logements provisoires pour tous ceux qui ont perdu leur toit.

 

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