Didier Reynders sur le certificat européen pour le coronavirus : "Le but est d'éviter toute discrimination"

Didier Reynders sur le certificat vert européen pour le coronavirus: "Le but est d'éviter toute discrimination"
Didier Reynders sur le certificat vert européen pour le coronavirus: "Le but est d'éviter toute discrimination" - © Tous droits réservés

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a présenté mercredi un projet de certificat sanitaire qui vise à aider les Vingt-Sept Etats membres de l’Union "à rétablir la liberté de circulation d’une façon sûre, responsable et digne de confiance".

Ce certificat, que la Commission européenne veut voir adopter avant l’été pour sauver la saison touristique, attestera, via un code QR, que son titulaire a été vacciné contre le Covid-19, a passé un test PCR négatif ou est immunisé après avoir contracté la maladie.

Interrogé par la RTBF, Didier Reynders, commissaire européen à la Justice, précise : "Le but c’est d’éviter toute discrimination. Nous voulons qu’il y ait les informations sur le certificat, qui sera digital ou papier, sur une vaccination, un résultat de test ou la présence d’anticorps".

Pour lever les restrictions

Est-ce que cela ne risque pas de pousser certains Etats membres à exiger un vaccin, que tout le monde n’aura pas encore pu ou n’aura pas voulu avoir ? "Tant qu’il y a une situation d’infection, il y a des restrictions. Et pour que les Etats les lèvent, il faut que les citoyens viennent avec des preuves de vaccins ou tests. Mais les Etats décideront comment ils l’utilisent. Déjà aujourd’hui, il y a des systèmes de tests ou de quarantaines pour les voyages. Mais on veut vraiment qu’il n’y ait aucune discrimination. On indiquera tous les types de vaccins, également ceux qui n’ont pas été approuvés par l’Agence européenne du médicament (comme les vaccins russes ou chinois, pour le moment), les Etats membres pourront décider ce qu’ils veulent en faire".


►►► Comité de concertation : l’interdiction des voyages non-essentiels maintenue 'pour le moment' jusqu’au 18 avril


Mais pour quel usage ? Pour pouvoir entrer dans un pays ou ce certificat pourra aussi être exigé pour l’accès à des activités ? "Nous ne nous prononçons pas sur l’usage, répond Didier Reynders. Les Etats membres décideront s’ils veulent l’utiliser, pour l’accès à un festival ou un concert, par exemple. Mais nous nous assurerons de la proportionnalité".

Quelles données comprendra-t-il ? N’y a-t-il pas un risque au niveau de la protection des données des citoyens ?

"Ce sera un certificat limité au Covid et pendant la durée de la pandémie. Il ne comprendra pas beaucoup de données et il n’y aura pas d’échanges de ces données, dans un but de protection des données".

Bon espoir

Et pour les ressortissants non-européens ? "Ce certificat concernera tous les citoyens européens, qu’ils résident ou pas dans l’Union, et dans l’espace économique européen, comme en Norvège ou en Suisse. Pour les autres, il y aura un système de validation de certificats émis ailleurs dans le monde".

Ce certificat doit encore être approuvé par les Etats membres et le Parlement européen. La Commission leur demande que cela soit possible pour le mois de juin. "J’ai plutôt bon espoir", conclut Didier Reynders.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK