Désert d'Atacama: un ciel si dur, une terre si sèche et pourtant… la vie!

Le "grand nord" chilien est un poumon économique du pays
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Le "grand nord" chilien est un poumon économique du pays - © Pascale Sury

C’est le désert le plus sec au monde, un joyau pour les photographes et les amateurs de terres reculées. Occupant 105.000 km² (plus de trois fois la Belgique), certaines zones n’ont tout simplement jamais connu la pluie !

Et pourtant, le désert d’Atacama est une richesse du Chili. La région, truffée de minerais est un des moteurs économiques du pays grâce au travail minier.

Son ciel est d’un bleu quasiment vierge de tout nuage. Un soleil de plomb cogne du matin au soir au point qu’une alerte UV est déclenchée de manière quasi permanente. 11 sur une échelle de 11, il est conseillé aux habitants d’éviter de sortir entre 11h et 16h ou, au moins, de rester à l’ombre.

Ce soleil est la deuxième richesse du "grand nord" chilien, des dizaines de fermes solaires ont poussé comme des champignons, des milliers de panneaux photovoltaïques qui font du Chili un champion de l’électricité verte. Le gouvernement chilien compte bien produire 20% d'électricité issue des énergies renouvelables (éolien et solaire) d'ici 2025 et 70% d'ici 2050. Dans un passé proche, l’électricité a même été distribuée gratuitement aux consommateurs tellement le stock d’énergie solaire était important.

Les habitants du coin sont fiers de leur ciel "le plus pur du monde". Les nuits sans nuages et les vents favorables en font d’ailleurs un des meilleurs lieux du monde pour l’observation des étoiles et de l’espace. De nombreux téléscopes sont installés pour faire découvrir aux touristes les merveilles de la voie lactée, mais ce sont surtout les gigantesques observatoires qui témoignent de cet éclat stellaire : le radiotéléscope ALMA et l’observatoire européen austral (ESO) ont choisi Atacama pour s’installer.

Autre merveille de cette contrée à l’aridité inégalée : les peuples du désert ont cultivé la vie dans cet endroit austère. Les Atacamenos vivent ici depuis des milliers d’années, grâce aux techniques d’irrigation héritées de leurs ancêtres.

Des petits villages, complètement coupés du monde font figure d’oasis étonnantes. Comment ces peuples survivent-ils sans eau potable et quasiment sans électricité ? L’agriculture est au cœur de la vie. A Caspana, bourgade de 200 habitants à un jet de pierre de la Bolivie, tout le monde est agriculteur. C’est inscrit fièrement à l’entrée du village : "Ici, on fait pousser des fruits, des légumes : poires, pèches, pommes, oignons, herbes aromatiques".

C’est ici à 3200 mètres d’altitude, tout près des geysers du volcan El Tatio, que sont installées Cecilia et sa famille. Leur main verte est leur gagne-pain et la recette de leur subsistance.

Cecilia, main verte du désert

Une vie simple, tournée vers l’essentiel, loin de la vie moderne. Un sacré défi relevé face à la rigueur du désert ! 

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