Désarmement des milices en Centrafrique: échange de tirs à Bangui

Le désarmement des groupes de miliciens par les soldats français déployés dans Bangui a débuté lundi matin dans la capitale centrafricaine. Cela se passe "plutôt bien", a indiqué à Paris l'état-major des armées. "Nous savions que nous pouvions aller sur quelque chose de très dur, je crois qu'en face ils l'ont compris et que les choses se passent plutôt bien", a déclaré le porte-parole de l'état-major, le colonel Gilles Jaron. "Sur certains points, les groupes armés ont décroché et sont rentrés dans leurs casernes, sur d'autres, ils ont déposé les armes", a-t-il souligné.

Vers 11H00, un individu a tiré en direction de l'aéroport et les militaires français ont répliqué. "Il y a eu un tir et une riposte", a précisé le colonel, selon qui les soldats n'ont "rien retrouvé" après l'échange de tirs. Au point dit "PK12", à l'entrée nord de Bangui, "quand nous sommes arrivés, il y avait encore des individus en armes, ils ont accepté de désarmer", a-t-il indiqué.

L'état-major avait fait état dimanche d'une "tension" palpable entre soldats français et groupes armés dans les rues de Bangui, à la veille du début du désarmement.

Soldats africains

Des soldats congolais, tchadiens et guinéens de la force africaine, la Misca, participent de façon autonome à ces opérations dans la capitale, a souligné le porte-parole. A Bossangoa, dans l'est, où les soldats français sont arrivés ce week-end, la présence d'éléments de la Misca avait permis depuis quelques jours de sécuriser la ville, a-t-il indiqué.

Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, avait annoncé dimanche la fin de "la période d'impunité" pour les groupes armés qui terrorisent la population depuis plusieurs mois. "Tout le monde pose les armes", ou "on utilise la force pour les faire poser", avait-il insisté.

AFP

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