Des Roumains fuient l'Irlande du Nord après des actes racistes

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Cette histoire a fait la une des journaux ces derniers jours en Irlande du Nord: une centaine de Roumains, majoritairement Roms, quittent le pays après plusieurs dizaines actes de violence et intimidation.

Ils sont déjà 25 à avoir quitté le territoire de l'Irlande du Nord. La plupart étaient accueillis dans des habitations temporaires subventionnées du sud de Belfast.

Le 11 juin dernier, une première plainte avait été déposée et depuis ce jour-là, les violences n'ont fait qu'empirer. La semaine dernière, le "Belfast Telegraph" évoquait des menaces sur des enfants roumains: "On va leur trancher la gorge". Jets de pierre, de briques, de bouteilles, insultes, voitures vandalisées, etc. Finalement, la vingtaine de familles a été déplacée vers divers lieux dont une église. Et cette dernière a également été attaquée.

"Le racisme, une autre forme de sectarisme"

Pourquoi cette violence ? Alors que racisme et homophobie grandissent sur le territoire de l'Irlande du Nord, Margaret Ritchie, ministre du Développement social, estime qu'il faut "oeuvrer à enseigner le respect des différences politiques, religieuses ou ethniques". Le sud de Belfast est pauvre, protestant et revient au devant de l'actualité alors que des incidents similaires avec des Polonais, des Lituaniens ou des Chinois ont déjà défrayé la chronique.

Dans un éditorial, Laurence White relevait les plaintes des Nord-Irlandais: les Roumains font la manche, ont de grandes familles qui dérangeant les voisins, etc. Mais l'éditorialiste se veut clair: "D'un côté, l'Irlande du Nord compte un certain nombre de racistes. (...) De l'autre, le racisme n'est qu'une autre forme de sectarisme. (...) Pendant des siècles, on leur a dit que les catholiques étaient leurs ennemis. (...) Au final, pour eux, tous les étrangers (outsiders) sont des ennemis."

Les Roumains, partis ou sur le départ, des maisons occupées par Polonais et des Lituaniens ont été attaquées.

(H.M.)

 

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