Des réactions contrastées après le sacre de Boris Johnson

Réactions contrastées à l'issue du sacre de Boris Johnson
Réactions contrastées à l'issue du sacre de Boris Johnson - © NIKLAS HALLE'N - AFP

Il agace autant qu'il séduit : Boris Johnson sera parvenu à se hisser au sommet du pouvoir. C'est lui qui a été désigné par les militants du Parti conservateur pour succéder à Theresa May. Dans le sprint final, il n'aura d'ailleurs fait qu'une bouchée du ministre des Affaires étrangères, Jeremy Hunt. 66 % des voix des membres du Parti conservateur reviennent à Johnson, lui qui se pose comme l'ultime recours pour résoudre le Brexit, l'inextricable dossier.

En attendant, les réactions affluent. Selon un choix des mots qui varient entre le tiède - ceux de Jean-Claude Juncker, président sortant de la Commission européenne, sont très polis - et la chaleur d'un tweet écrit outre-Atlantique, par un Donald Trump, débordant d'ardeur pour complimenter celui "qui sera formidable".

 

La chaleureuse main tendue de Trump 

 

Donald Trump sera donc l'un des premiers à dégainer. En mode "amitié déclarée". Depuis le bureau ovale, il y a quelques jours, le président des Etats-Unis clamait déjà "qu'il avait toujours aimé Boris", et que s'ils s'entendaient si bien "c'est parce que c'est une personne originale". Ajoutant, fallait-il en douter, qu'il était aussi de cette trempe-là, vigoureux et énergique. Trump garnira le tout d'un tweet élogieux et, comme s'il prédisait l'avenir, parle "d'un nouveau Premier ministre qui sera formidable". N'évitant pas d'égratigner la précédente "qui a fait du très mauvais boulot."

 

Emmanuel Macron a lui aussi félicité Boris Johnson. Chaleureusement. Le président français promettant de l'appeler au plus vite "quand il sera officiellement Premier ministre". Après les mots d'usage, les prochaines échéances pointent déjà, sous le signe du travail. Poursuites des négociations liées au Brexit et sujets internationaux en font partie. Emmanuel Macron se montre "désireux de travailler avec Boris Johnson au plus vite."

La tiédeur de Juncker, l'avertissement de l'Iran

 

Michel Barnier est le négociateur en chef de l'Union pour le Brexit. C'est avec "impatience", qu'il souhaite au plus vite collaborer avec le nouveau venu. Avec lui, Barnier souhaite faciliter la ratification de l'accord de retrait et réaliser un Brexit qu'il souhaiterait "ordonné", notez le choix de l'adjectif.

 

Si la prochaine présidente de la Commission a franchement félicité Boris Johnson ("Je pense qu'il est important de bâtir une bonne relation car nous devons apporter quelque chose qui soit bon pour la population en Europe et au Royaume-Uni"), la réaction du président sortant, Jean-Claude Juncker, est marquée par une relative tiédeur, fallait-il en douter. La porte-parole de l'exécutif européen, évoquant le souhait pour le président de travailler avec le Premier ministre de la meilleure façon possible, décidera de "réserver ses commentaires, comme la nouvelle vient de tomber". 

 

Même réserve affichée par le patronat britannique. Qui félicite poliment Boris Johnson. Ce même patronat qui redoute par dessus tout de couper brutalement les ponts avec l'Union. Entrevoyant de lourdes conséquences pour l'économie. Et pressant, déjà, le futur premier ministre, de "tout faire pour éviter un Brexit sans accord". "Un Brexit doux, de clairs signaux qui montrent une vision pro-entreprise pour le Royaume-Uni", voilà ce qui est demandé. 

 

Enfin, après les réserves, un avertissement. Téhéran mêle félicitations et rappels à l'ordre, en pleine crise des tankers entre l'Iran et la Grande-Bretagne. Rappelant que les Iraniens "comptaient bien protéger le Golfe, responsables de la sécurité et de la liberté de navigation à cet endroit stratégique."

Journal télévisé 13H

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