Des raids israéliens auraient tués des dizaines de soldats syriens

"Au moins dix soldats syriens ont été tués dans des raids israéliens contre des positions militaires limitrophes de la partie occupée du Golan. Neuf missiles ont été tirés par des avions et au moins deux chars ainsi que deux batteries d'artillerie ont été détruits", a précisé l'OSDH.

Selon lui, la principale cible a été le siège du quartier général de la brigade 90, l'une des principales unités militaire syriennes déployées sur le Golan, mais d'autres positions ont également été visées.

Le plateau du Golan est en partie occupée par Israël depuis la guerre de 1967.

Un communiqué militaire israélien avait indiqué dans la nuit de dimanche à lundi que "l'armée israélienne avait ciblé neuf positions de l'armée syrienne en réponse à l'attaque émanant de Syrie et qui a tué un adolescent israélien et blessé deux autres civils israéliens". "Les sites visés incluent des QG militaires syriens et des rampes de lancement. Les cibles ont été atteintes", avait précisé le communiqué.

Sanctions européennes renforcées

L'Union européenne a élargi lundi sa liste des personnalités syriennes sanctionnées par un gel des avoirs et une interdiction de visas en y ajoutant douze ministres. "Compte tenu de la gravité de la situation en Syrie", les 28 pays de l'UE ont décidé de "renforcer les mesures restrictives prises par l'UE à l'encontre du régime syrien", a-t-elle annoncé à l'occasion d'une réunion des ministres des Affaires étrangères à Luxembourg.

Douze ministres du gouvernement syrien, dont les noms seront publiés mardi au Journal officiel de l'UE, seront frappés par "un gel des avoirs et une interdiction de pénétrer sur le territoire de l'UE", en raison "des graves violations des droits de l'Homme dont ils se sont rendus responsables", selon un communiqué. Cette décision porte à 191 le nombre total de personnes proches du régime de Bachar al-Assad visées par les sanctions imposées par l'UE depuis le début du conflit en mars 2011.

Ces mesures affectent également 53 entités, notamment la Banque centrale de Syrie, dont les avoirs dans l'UE sont gelés.

Le régime de sanctions de l'UE, qui court jusqu'au 1er juin 2015, comprend en outre un embargo sur le pétrole et une interdiction du commerce d'armes avec la Syrie.

Avec agences

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK