Des personnalités mises en cage pour protester contre la détention de Raif Badawi

Ce jeudi, à l’occasion du 5e anniversaire de la première séance de flagellation subie par le blogueur saoudien Raif Badawi, diverses personnalités belges se sont enfermées dans deux cages installées devant l’ambassade d’Arabie Saoudite, à Bruxelles.

L’objectif de cette action symbolique est de demander la libération de Raif Badawi et de son avocat, Waleed Abu al Khair, ainsi que celle de tous les prisonniers d’opinion en Arabie saoudite. Des informations obtenues par Amnesty International indiquent que Waleed Abu al Khair et Raif Badawi ont été placés arbitrairement à l'isolement et dans des conditions de sécurité renforcées depuis le 11 décembre. Les deux hommes ont par ailleurs entamé une grève de la faim pour protester contre les mauvais traitements qu'ils ont subis.

La réalité saoudienne est très différente de l’image que veut donner le pays aujourd’hui

" Raif Badawi est pour nous le symbole de toutes les violations de droits humains qu’on connait aujourd’hui en Arabie Saoudite. La réalité saoudienne est très différente de l’image que veut donner le pays aujourd’hui " a déclaré Philippe Hensmans, directeur de la section belge francophone d’Amnesty International, au micro de Françoise Wallemack.

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La situation de Raif Badawi en Arabie Saoudite soulève de nombreuses inquiétudes à travers le monde © Tous droits réservés

Condamné en 2014 à 10 ans d’emprisonnement, 1 000 coups de fouets et une amende d’un million de riyals saoudiens (environ 230 000 euros) pour avoir " insulté l’Islam ", Raif Badawi a reçu le 9 janvier 2015 les 50 premiers coups prévus par la sentence. Waleed Abu al Khair a quant à lui été condamné en 2014 à 15 ans de prison, peine suivie d’une interdiction de sortie du territoire pendant 15 ans et assortie d’une amende de 48 000 euros.

Outre leur libération immédiate et l’annulation de leurs peines, Amnesty International demande aux autorités saoudiennes de veiller à ce qu’ils soient protégés contre la torture ou d'autres mauvais traitements.

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