Milan en quarantaine à cause du coronavirus: panique samedi soir, retour au calme dimanche matin

C’est une mesure exceptionnelle et historique qui a été prise ce week-end en Italie : le gouvernement a décidé de confiner de millions d’Italiens vivant dans le nord du pays, ainsi que des mesures restrictives concernant l’ensemble du pays, valables jusqu’au 3 avril.

Les mesures de confinement concernent toute la région de Lombardie et les provinces septentrionales de Modène, Parme, Piacenza, Reggio Emilia, Rimini, Pesaro et Urbino, Alessandria, Asti, Novara, Verbano-Cusio-Ossola, Vercelli, Padoue, Trévise, et Venise.


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La mesure a été officiellement annoncée ce dimanche matin, mais elle a fuité dès samedi soir dans les médias italiens. De quoi provoquer un début de panique dans les régions concernées. Résultat, écrit Il Tempo sur son site internet : "Les gens ont fait exactement ce que les médecins craignaient. Ils se sont entassés sur les quais de gare et ont pris des trains sans billet les uns contre les autres."

Sur YouTube, une vidéo montre des dizaines de gens, valises à la main, traversant le hall de la gare Garibaldi, à Milan. "On s’échappe", lance un homme qui porte un masque sur le visage. Sur le quai, un contrôleur tente de retenir certains passagers. "Je vous ai dit qu’il n’y avait plus de place. Où est-ce que je vais vous mettre ?", argumente-t-il.


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"Après 10h du soir, environ 400 personnes ont pris le train Eurocity Night en direction de Salerne (en Campanie, dans le sud de l’Italie). Presque tous ont réussi à monter à bord", peut-on lire sur le site internet de La Repubblica.

Situation calme dimanche, pas de contrôles

L'agence de presse Ansa, citée par Il Messaggero, rapporte que la gare centrale de Milan, elle, n'a pas connu d'afflux massif. "Il y a eu un peu plus de passage que les jours précédents, mais pas de foule [...]. Des gens sont venus demander des informations, notamment sur les départs de train pour le lendemain, mais il n'y a pas eu de files ni de trains pris d'assaut. A minuit, même s'il y avait encore des trains qui partaient, la gare était pratiquement déserte", affirme-t-on du côté du personnel de sécurité de la station milanaise.

Le Corriere della Sera explique qu'il n'y avait "pas foule" ce dimanche matin dans les gares de Milan. Il n'y avait pas de contrôle pour empêcher les gens de monter à bord des trains. "On constate une augmentation de la présence policière", précise cependant le journal italien. Dans les aéroports et les gares de bus la situation est également "sous contrôle". A l'aéroport Linate, "les comptoirs d'enregistrement d'Alitalia sont presque vides et la plupart des quelques personnes dans la file d'attente avaient déjà programmé leur départ".

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