Des Japonais manifestent contre l'absence de poursuites après Fukushima

Officiellement aucun décès n'a été enregistré comme conséquence directe des émissions radioactives de la centrale consécutive à un séisme de magnitude 9 et à un tsunami en mars 2011 dans le nord-est du Japon.

Pourtant des résidents de Fukushima se sont suicidés en raison des craintes de radiation, et d'autres sont morts lors des évacuations qui ont vu environ 160 000 personnes quitter, volontairement ou non, la vaste zone sinistrée.

Selon des statistiques officielles publiées la semaine dernière, 1656 personnes sont mortes dans la préfecture de stress ou d'autres maladies liées à la catastrophe nucléaire.

Le tremblement de terre et le raz-de-marée avaient fait plus de 18 000 morts et entraîné la catastrophe nucléaire. "Il y a eu beaucoup de victimes, mais il n'y a pas de poursuites", a déclaré Ruiko Muto, 61 ans, organisateur de la manifestation de samedi.

Des dizaines de milliers de personnes sont toujours dans l'incapacité de rentrer chez elle et des scientifiques estiment que certaines zones devraient être définitivement abandonnées.

Quelque 15 000 personnes dont les fermes ou maisons ont été touchées par les radiations avaient lancé une action en justice en 2012 contre le gouvernement japonais et les responsables de la Tokyo Electric Power (TEPCO), opérateur de la centrale.

Mais en septembre, les juges ont décidé de ne prononcer aucune accusation pour négligence, expliquant que personne n'aurait pu prédire un séisme et un tsunami d'une telle violence et indiquant n'avoir trouvé aucune défaillance dans la réponse donnée immédiatement après la catastrophe.

Par ailleurs, quelque 1800 personnes ont manifesté samedi dans la ville portuaire de Yaizu, à environ 170 km au sud-ouest de Tokyo, pour commémorer le 60e anniversaire de l'essai nucléaire américain de bombe à hydrogène sur l'atoll de Bikini.


AFP

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