Des initiatives citoyennes se poursuivent pour aider les réfugiés

Des milliers de réfugiés sont encore bloqués en Grèce en attendant leur relocalisation (Illustration)
Des milliers de réfugiés sont encore bloqués en Grèce en attendant leur relocalisation (Illustration) - © Belga

Où en est le plan de relocalisation de 160 mille réfugiés lancé par les Européens en septembre 2015 ? Les plus critiques diront 'nulle part'. Et c’est vrai que sa mise en place est extrêmement lente même si la Commission européenne dit observer un léger frémissement ces derniers mois. 

L’objectif de ce plan était, et c’est toujours le cas, de venir en aide à la Grèce et à l’Italie où sont arrivés des dizaines de milliers de réfugiés fuyant les violences notamment en Syrie. Ce plan de relocalisation provisoire d’urgence prévoyait la répartition de la charge de 160 mille demandeurs d’asile partout dans l’Union, le tout étalé sur deux ans. Chaque Etat membre s’était donc engagé à en accueillir un certain nombre.

Mobilisation des citoyens pour pallier l'inertie du monde politique

Mais les promesses n'ont pas vraiment été tenues, même si on note une accélération des transferts depuis la Grèce. Le dernier recensement officiel de la Commission européenne date de la mi-juillet. A ce moment, 3 056 personnes avaient été relocalisées depuis la Grèce et l'Italie. Et à ce rythme-là, il faudrait plus de 20 ans pour atteindre les 160 mille.

Alors, face à l’inertie du monde politique, certains citoyens, en Belgique notamment, ont décidé de se mobiliser. C'est le cas du collectif "Un visa, une vie" qui réunit une quarantaine de citoyens. Pendant l'été 2015, ils ont réussi à faire venir en Belgique deux familles syriennes grâce à des visas humanitaires. Grâce à eux, les Al Allouch ont pu soigner leur fille Haïfa qui souffrait d'une grave malformation cardiaque. A cause des combats en Syrie, il était impossible pour cette famille de se rendre à Damas pour faire opérer l'enfant.

De la Syrie à la Belgique grâce à des citoyens belges

Farouk, le père de famille, a alors cherché des contacts en Europe grâce aux réseaux sociaux. C'est ainsi qu'il a fait connaissance avec des citoyens belges qui voulaient venir en aide à des familles syriennes. Finalement, deux familles syriennes, dont celle de Farouk, décident d'introduire un visa humanitaire temporaire auprès de l'ambassade de Belgique. Faute d'une ambassade belge en Syrie, les deux familles ont d'abord dû se rendre en Turquie, un voyage très risqué.

Mais les deux familles ont finalement obtenu un visa humanitaire grâce à l'initiative de "Un visa, une vie" et elles ont pu se rendre en Belgique.

"Un visa, une vie" continue de soutenir des Syriens

Quant à la la petite Haïfa, elle a été opérée et se porte bien. Les Al Allouch ont quitté leur logement provisoire à Forest et se sont installés à Schaerbeek. Ils viennent d’obtenir le statut de protection provisoire qui leur ouvre l’accès à la protection sociale et au marché du travail.

Et "Un visa, une vie" n’en ai pas resté là. Entre-temps, le collectif a soutenu le regroupement de trois familles syriennes et tente maintenant de faire venir la famille d’une petite syrienne brûlée par de substances chimiques, une des très nombreuses victimes de ce conflit qui dure depuis plus de cinq ans.

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