Ces hommes politiques qui n'échappent pas à la justice

Si les hommes politiques (et pas seulement eux) échappent parfois à la justice, d’autres n’ont pas "cette chance". Ce lundi, c’était au tour d’Ehud Olmert, ex-premier ministre israélien, de passer par la case prison. Mais il n’est pas le seul.

Israël : Ehud Olmert

Ce lundi matin, l’ex-premier ministre Ehud Olmert a été incarcéré dans la prison de Ramla pour y purger une peine de 19 mois, condamné en décembre dernier par la Cour suprême d’Israël pour des faits de corruption. A 70 ans, celui qui a dirigé le gouvernement israélien de 2006 à 2009, est accusé d’avoir reçu des pots-de-vin lorsqu’il était maire de la ville de Jérusalem, entre 1993 et 2003. Ehud Olmert séjournera dans une aile réservée aux personnalités où il ne sera pas en contact avec les détenus "ordinaires".

Dans une vidéo publiée ce matin, l’ancien premier ministre déclare, l’air abattu : " Lorsque j’exerçais mes fonctions, j’ai fait des erreurs qui selon moi, ne sont pas de nature criminelle. Pour certaines de ces erreurs, je paye le prix fort aujourd’hui ". Dans cette vidéo, il nie toujours les accusations de corruption qui pèsent contre lui avant d’ajouter : " C’est le cœur lourd que j’accepte ma condamnation. Personne n'est au-dessus des lois ".

Israël : Moshe Katzav

Mais Olmert n’est pas le premier homme politique israélien à être emprisonné. Aryeh Deri, l'actuel ministre de l'Intérieur, a fait un séjour de 22 mois en prison après avoir été condamné en 2000 pour corruption lui aussi. Il rejoindra également l’ancien président israélien, Moshe Katsav, actuellement incarcéré dans le même établissement pénitencier pour viol.

Il a été condamné, en 2011, à sept ans de prison ferme pour avoir violé deux de ses collaboratrices. Il était également poursuivi pour harcèlement sexuel, subornation de témoin (le fait d'exercer une pression sur un témoin au travers de dons, de promesses où en le menaçant afin qu’il modifie son témoignage dans le cadre d’un procès) et entrave à la justice.

Portugal : José Socrates

Au Portugal, l’ancien premier ministre socialiste José Socrates a passé plus de 9 mois en détention provisoire à la prison d’Evora, en 2015 avant d’être assigné à résidence sans obligation de porter un bracelet électronique. Il a été inculpé pour corruption, blanchiment d’argent et fraude fiscale aggravée. Il clame toujours son innocence.

Guatemala

Au Guatemala, ce sont deux anciens présidents, Otto Perez Molina et Alfonso Portillo, qui sont actuellement en prison pour blanchiment d’argent et corruption.

Pérou : Alberto Fujimori

Mais la palme est détenue par l’ancien président péruvien Alberto Fujimori. Il purge actuellement une peine de 25 ans de prison pour crimes contre l’humanité et corruption après avoir commandité deux massacres successifs par des escadrons de la mort au début des années 90 entraînant la mort de 25 personnes dont un enfant de 8 ans. Il visait la guérilla maoïste du Sentier lumineux. Dans sa lutte contre le groupe d’extrême gauche, Fujimori a, lui aussi, fait preuve d’une grande violence. Entre 1980 et 1990, 70 000 personnes ont été tuées.

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