Des frappes militaires ont été menées cette nuit par les USA, Londres et Paris contre la Syrie

Le président Trump annonce une frapple militaire en Syrie.
Le président Trump annonce une frapple militaire en Syrie. - © MANDEL NGAN - AFP

Une action militaire "combinée" a eu lieu, cette nuit, en territoire syrien, en réaction à l'usage présumé d'armes chimiques samedi dernier sur Douma. Cette attaque était imputée par Washington, Londres et Paris au régime de Bachar al-Assad. L'annonce des frappes a été faite samedi matin à 03h00 (heure belge) par le président américain Donald Trump, dans une allocution face aux journalistes. Au Pentagone, le ministre de la défense Jim Mattis a indiqué qu'aucune autre opération n'était prévue pour l'instant. Les frappes étaient un "one-time shot", a précisé le ministre. Aucune victime civile ou militaire n'est à déplorer.

120 missiles en une demi-heure

Après plusieurs jours de tractations, ainsi que des délibérations avec le président français Emmanuel Macron et la Première ministre britannique Theresa May, une décision finale a donc été prise, dans le sens d'une réponse militaire impliquant les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni. Les médias américains parlent de "frappes de précision", et l'agence française AFP rapportait, alors même que Donald Trump parlait encore, que de fortes explosions ont été entendues dans la capitale syrienne, Damas. La série de frappes a duré 30 à 40 minutes, durant lesquelles 120 missiles ont été tirés, par air et par mer, dont 59 Tomahowks depuis la marine US. Français et Britanniques ont engagés des forces aériennes. Aucun des trois pays n'aurait subi de perte.

"Une opération combinée est en cours avec la France et le Royaume-Uni, nous les remercions tous les deux", a dit le président américain, qui s'exprimait à la Maison Blanche. Il a promis que l'opération durera "aussi longtemps qu'il le faudra".

Trois attaques ciblées 

Trois attaques ciblées ont été menées contre des installations liées à la production d'armes chimiques. Il s'agit d'un centre de recherche scientifique proche de la capitale syrienne Damas, d'un site de stockage d'armes chimiques près de Homs, ainsi que d'un complexe situé non loin du précédent, comprenant un important centre de commande ainsi que des capacités de stockage. 

Les militaires britanniques ont participé à l'attaque en lançant des missiles Storm Shadow contre l'un des complexes militaires - une ancienne base de missiles - située à  24 kilomètres à l'ouest de Homs". Une participation définie par le ministère britannique comme "la contribution britannique à l'action coordonnée".

Le but déclaré par le président Trump était de minimiser au maximum le risque de dommages collatéraux pour le civils. 

Les frappes étaient un "one-time shot"

L’attaque lancée ce samedi vers 3H00 du matin était terminée moins d'une heure plus tard. "Il fallait lancer un messages clair au régime syriens", a déclaré le président.  Le ministre de la défense Jim Mattis a indiqué qu'aucune autre opération n'était prévue pour l'instant. Les frappes étaient un "one-time shot", a précisé le ministre. Mais Donald Trump  ne s'interdit pas de lancer de nouvelles frappes. Lors de son discours à la télévision américaine,  il s'est dit prêt à poursuivre ces frappes aussi longtemps qu'il le faudra.

"Une opération périlleuse pour les pilotes"

Le responsable , s'exprimant sous couvert d'anonymat, a confirmé que des avions de combat avaient participé aux frappes annoncées par le président américain. "Une opération périlleuse pour les pilotes, car la Russie a positionné des systèmes de défense anti-aériens S-400, hautement sophistiqués, dans des bases en Syrie."

La télévision étatique syrienne a rapporté que "la défense anti-aérienne syrienne" est entrée en action contre "l'agression américaine, britannique et française". 

L'armée russe a également affirmé samedi que la défense anti-aérienne syrienne était parvenue à intercepter 71 des 103 missiles de croisière lancés contre des installations du régime de Damas par les Etats-Unis et leurs alliés. Aucune victime civile ou militaire n'est par ailleurs à déplorer lors des frappes, a-t-elle ajouté.

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