Coups de feu dans le Thalys: le suspect est monté à Bruxelles-Midi

Coups de feu à bord d'un Thalys: "J'ai vu des gens sauter du train"
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Coups de feu à bord d'un Thalys: "J'ai vu des gens sauter du train" - © Capture d'écran twitter.

Un important dispositif de police et de secours est déployé à la gare d’Arras. Un homme a été interpellé peu après 18 h dans un Thalys qui reliait Paris à Amsterdam via Bruxelles, et qui transportait 554 personnes. Armé d'une kalachnikov, il se préparait à l'utiliser, lorsqu'il a été intercepté par deux passagers. Des coups de feu ont été échangés, blessant au moins deux personnes. Le train a été dérouté vers Arras.

Présent dans le train, Jean-Hugues Anglade a été légèrement blessé en tentant d'activer le système d'alarme du train par le bris d'une vitre. 

Parmi les victimes, "une personne a été très grièvement blessée, son pronostic vital est engagé" et une deuxième est "moins grièvement atteinte", a expliqué le porte-parole du ministère français de l'Intérieur Pierre-Henry Brandet sur la chaîne BFMTV. 

Une personne, munie selon France Info d'une kalachnikov, de neuf chargeurs, d'une arme de poing et d'un couteau, aurait été immobilisée par deux militaires américains qui étaient dans la même voiture.

Selon le Pentagone, un des deux serait blessé, sans que ses jours soient en danger. 

Dans la dernière voiture

D’après des informations de La Voix du Nord, les deux militaires auraient entendu dans les toilettes le bruit de la culasse d’une arme lourde en train d’être chargée. Ils seraient intervenus pour maîtriser l’homme avant qu’il ne puisse utiliser l’arme dans la rame. 

Arrivé sur les lieux vers 22 heures, le ministre français Bernard Cazeneuve louait "le sang-froid de ces deux passagers américains sans lequel nous aurions été confrontés à un drame terrible". 

L'attaque, très vite arrêtée donc, a eu lieu dans la dernière voiture du train, a confirmé la SNCF. 

Une vidéo, prise depuis un quai de la gare d'Arras, montre le suspect encadré par les forces de l'ordre. 

Monté à Bruxelles-Midi

La section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie de l'enquête, ce qui tend à accréditer l'hypothèse d'un attentat avorté. Le Premier ministre belge Charles Michel a, lui, très vite qualifié l'assaut d'attaque terroriste. 

Selon un témoignage recueilli par France Info, l'auteur serait "un homme de 26 ans, d'origine ou de nationalité marocaine", vivant en Espagne. Il ferait déjà l'objet d'une fiche de renseignement, pour avoir eu des liens avec le terrorisme islamiste. Il a embarqué dans le train Thalys à la gare de Bruxelles-Midi vers 17H50, a indiqué vendredi soir une responsable communication de Thalys, citant la police française. Le suspect aurait ouvert le feu à hauteur d'Oignies dans le nord de la France, selon la compagnie ferroviaire, bien que l'Elysée avait évoqué précédemment une attaque survenue sur le territoire belge.

"On a vu des gens sauter du train"

Pascal Lefevre, échevin à Woluwé-Saint-Pierre, était à bord du train. Il nous a contacté pour nous faire part de son témoignage. "Peu avant Arras, l'alarme a sonné dans le train. Là, il y a eu pas mal de mouvement. Le train a nettement ralenti, presque jusqu'à l'arrêt. Nous avons alors vu des gens sauter du train, y compris des membres du personnel de Thalys. On a été arrêté en gare d'Arras, on a vu des policiers courir vers la deuxième partie du train". Les passagers ont été emmenés dans un gymnase, où leur identité a été contrôlée et où une cellule de soutien psychologique a été installée. 

En concertation avec les autorités, les voyageurs seront réacheminés à leurs destinations. Les mesures de sécurité seront renforcées dans les Thalys au cours des prochains jours, mais la compagnie n'a pas souhaité donner de détails à ce propos.

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