Des chercheurs découvrent comment améliorer l'immunothérapie dans le traitement d'un cancer de la peau

Des chercheurs découvrent comment améliorer l’immunothérapie dans le traitement d’un cancer de la peau
Des chercheurs découvrent comment améliorer l’immunothérapie dans le traitement d’un cancer de la peau - © Morsa Images - Getty Images

L’immunothérapie ne fonctionne pas chez de nombreux patients atteints de cancer de la peau. Mais des chercheurs de l’université de Berne ont découvert un mécanisme du système de défense responsable de la maturation et de l’activation de cellules immunitaires qui pourrait améliorer son efficacité.

Ces dernières années, des médicaments appelés inhibiteurs de checkpoint ont conduit à de grands succès dans le traitement des cancers de la peau appelés mélanomes. Bémol : ils ne fonctionnent pas chez la moitié des patients.

Son nom est interleukine-32

Des chercheurs de l’Institut de pathologie de l’université de Berne (Suisse) collaborant avec des chercheurs aux Etats-Unis ont découvert dans ce contexte une molécule nommée interleukine-32, utilisée par les cellules immunitaires pour accorder leurs fonctions, a indiqué vendredi l’université de Berne.

La molécule influe sur la maturation et l’activation de cellules responsables d’identifier les structures "étranges". Elle provoque aussi la sécrétion d’appâts pour les cellules immunitaires, qui peuvent alors localiser la tumeur et éliminer les cellules cancéreuses.


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Le problème avec les tumeurs, c’est que le système immunitaire ne les reconnaît pas et les laisse croître. La molécule interleukine-32 l’aide à rendre les tumeurs à nouveau vulnérables. Grâce à des expériences sur les souris, les chercheurs ont pu démontrer que l’efficacité des médicaments inhibiteurs de checkpoint était améliorée par l’addition simultanée de cette molécule.

Aucun effet secondaire n’a été constaté lors de ces expériences. Les chercheurs s’efforcent maintenant d’établir si les résultats sont extrapolables à l’espèce humaine. Les chances de survie des patients avec une plus forte activité de la molécule interleukine-32 étant statistiquement plus élevées, un effet positif semble logique. Les découvertes du groupe de chercheurs ont été publiées dans le "Journal of Clinical Investigation".

Sujet JT du 19 septembre 2020 : nouvelle immunothérapie dans la lutte contre le cancer

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