Gaza: plus de 400 Palestiniens blessés, dont une centaine par des tirs israéliens

Des dizaines de Palestiniens ont été blessés par des tirs israéliens dans la bande de Gaza lors du sixième vendredi consécutif de mobilisation, qui a réuni des milliers de manifestants près de la frontière avec Israël.

Quarante-neuf manifestants ont été tués par les forces israéliennes depuis le début, le 30 mars, d'un mouvement de protestation revendiquant le droit des Palestiniens à retourner sur les terres dont ils ont été chassés ou qu'ils ont fuies à la création d'Israël en 1948. Vendredi, 431 Palestiniens ont été soignés pour diverses blessures, dont 98 après avoir été atteints par balles, selon le ministère gazaoui de la Santé.

Dans une épaisse fumée dégagée par des feux de pneus, des milliers de personnes se sont à nouveau rassemblées à l'est de la ville de Gaza, le long de la frontière entre l'enclave palestinienne et Israël, ont constaté des journalistes de l'AFP. Comme les vendredis précédents, des manifestations se sont également produites dans l'enclave en d'autres points de la frontière.

Nous voulons retourner sur notre terre, qui est occupée

Chifa Abou Qadous, une manifestante de 28 ans, dit venir protester tous les vendredis. "Nous rentrerons chez nous, aujourd'hui, demain, ou plus tard", dit-elle, "je n'ai pas peur. On ne meurt qu'une fois".

Les organisateurs disaient vouloir faire voler de l'autre côté de la frontière des dizaines de cerfs-volants dont certains porteraient des engins incendiaires.

"Nous voulons retourner sur notre terre, qui est occupée", disait un Palestinien de 32 ans le visage masqué et un keffieh autour du cou. "Je n'ai pas peur, sauf de Dieu", déclarait-il sous couvert de l'anonymat.

Comme les vendredis précédents, les Palestiniens s'apprêtaient à manifester en plusieurs points de la frontière.

Les Palestiniens de la bande de Gaza, territoire coincé entre Israël, l'Egypte et la Méditerranée, se rassemblent depuis le 30 mars par milliers près de la frontière, surtout le vendredi, pour revendiquer le droit des Palestiniens de retourner sur les terres dont ils ont été chassés ou qu'ils ont fuies lors de la création d'Israël en 1948.

Le mouvement, appelé "la Grande marche du retour", vise aussi à dénoncer le blocus israélien imposé depuis plus de dix ans à l'enclave palestinienne, que dirige le mouvement islamiste Hamas auquel Israël a livré trois guerres depuis 2008.

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