Des agriculteurs écroués pour avoir introduit illégalement du sperme de porc en Australie

Des agriculteurs écroués pour avoir introduit illégalement du sperme de porc en Australie
Des agriculteurs écroués pour avoir introduit illégalement du sperme de porc en Australie - © DAMIEN MEYER - AFP

Deux éleveurs de porcs en Australie occidentale, qui ont tenté d'importer illégalement depuis le Danemark du sperme de porc dissimulé dans des bouteilles de shampoing, ont été condamnés à deux et trois ans de prison.

Torben Soerensen et Henning Laue, deux collaborateurs de la société GD Pork en Australie, ont été arrêtés mardi pour avoir enfreint les lois sur la biosécurité entre mai 2009 et mars 2017, a indiqué mercredi la ministre fédérale de l'Agriculture, Bridget McKenzie. Les faits, illégaux, constituent un "risque grave" pour l'industrie porcine australienne, a-t-elle ajouté.

Le duo a plaidé coupable aux accusations de participation à l'importation illégale de sperme de porc durant de nombreuses années. Torben Soerensen, directeur de GD Pork, a été condamné à trois ans de prison, tandis que Henning Laue, manager de production, écope de deux ans d'emprisonnement.

L'entreprise, qui est actuellement en liquidation, a, elle, été condamné à une amende de 500.000 dollars australiens, soit quelque 300.000 euros.

Le sperme de verrat avait été introduit clandestinement dans le pays par des investisseurs danois et était utilisé pour le programme de reproduction artificielle de la société. Selon le diffuseur public ABC, ils ont utilisé au moins 199 truies reproductrices, ce qui aurait donné naissance à plus de 2.000 porcelets.

"GD Pork a importé le sperme illégalement dans le but d'obtenir un avantage injuste par rapport à ses concurrents, grâce à une nouvelle génétique", a déclaré la ministre McKenzie. Elle a ajouté que cette affaire montre "un mépris inquiétant pour les lois qui garantissent la viabilité des 2.700 producteurs de porc australiens" et "que les violations des lois sur la biosécurité ne seraient pas tolérées".

 

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