Démantèlement de "la jungle" à Calais: 278 interpellations

La police française détenait mardi matin 278 migrants, dont 132 mineurs, après le démantèlement de la "jungle" de Calais, un vaste campement d'immigrants dont le but est de passer en Grande-Bretagne, ont annoncé les autorités françaises.

L'évacuation de campement, devenu un des symboles de l'immigration clandestine en Europe, a pris environ deux heures à la police française mardi matin, a indiqué le préfet du département du Pas-de-Calais, Pierre de Bousquet de Florian.

"Aujourd'hui, c'est une opération extrêmement importante: c'est le camp principal mais il y aura aujourd'hui et dans les jours à venir d'autres démantèlements", a déclaré Eric Besson sur la radio RTL France.

Ca n'est "pas un camp humanitaire, c'est le camp de base des passeurs avec des personnes exploitées, victimes de violences", a-t-il assuré. "Vous avez des chefs, des chefferies, c'est la loi de la jungle qui y règne et sur le territoire de la République française, la loi de la jungle ne peut pas durer éternellement", a-t-il ajouté.

Ce campement qui, il y a quelques semaines, comptait encore environ 700 occupants. Ce sont essentiellement de jeunes hommes afghans qui y avaient trouvé refuge.

Les associations dénoncent

Tous ces candidats à l'exil auront droit à un entretien individuel mais les organisations présentes sur place dénoncent l'hypocrisie des autorités françaises.

La plupart des migrants ont préféré quitter Calais en apprenant la fermeture de la jungle. Ils se sont déjà rassemblés ailleurs en France, en Belgique ou aux Pays-Bas. En attendant, les autorités françaises ne s'arrêteront pas à Calais, Il n'y aura plus de jungle dit Eric Besson.

"Il n'y a pas une semaine sans que le préfet du Pas-de-Calais démantèle un squat ou un campement. Donc ça veut dire que démantèlement de la jungle est la partie la plus visible et probablement la plus symbolique; mais il y aura, il y a eu, d'autres démantèlements avant et il y en aura après. Nous allons continuer. Deuxièmement, nous allons renforcer notre coopération avec les Belges et les Néerlandais. Pour l'instant, ce que l'on constate, c'est que l'annonce du démantèlement de la jungle, a fait qu'il y a moins de migrants qui sont venus, sur l'ensemble de la zone. Ils sont moins venus. Autrement dit, pour parler très clairement, les passeurs ont eu plus de difficultés à faire leur business. Et c'était l'un des objectifs recherchés. Mais à l'intérieur de ce nombre plus réduit, il y a effectivement des migrants, qui sont allés davantage en Belgique et aux Pays-Bas".

(A. Blanpain et Belga)

Ci-dessus ou ici, les premières images, parfois dures, de l'évacuation de la "Jungle".

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