Décision de Trump sur Jérusalem: "Une reconnaissance de la réalité", pour l'ambassadeur d'Israël en Belgique

L'ambassadeur d'Israël en Belgique, Simona Frankel, était l'invitée de Jour Première ce jeudi matin. Elle a réagi à la décision du président américain Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël, une décision en rupture avec la politique de ses prédécesseurs.

"C'est une reconnaissance de la réalité. Ce n'est pas Donald Trump qui a déclaré Jérusalem comme la capitale du peuple juif, c'est le roi David qui l'a fait il y a 3.000 ans. C'est une reconnaissance d'une histoire qui existe depuis 3.000 ans", a déclaré Simona Frankel.

Interrogée sur la colère des Palestiniens face à cette décision, l'ambassadeur reprend: "Je ne comprends pas la colère. Parce que je ne comprends pas comment on peut être en colère contre des faits historiques qui sont là depuis toujours". Pour elle, "les décisions d’organisation internationale ne peuvent pas changer la réalité".

Concernant le processus de paix entre Israël et la Palestine, Simona Frankel estime qu'il "doit reprendre avec une plus grande ampleur". "Je crois qu’une fois qu’il y aura la réalisation que c’est la capitale d’Israël, ce n’est plus une chose à négocier".

Je crois que la solution des deux États est une bonne solution

Quid alors des Palestiniens qui revendiquent toujours Jérusalem Est? Est-on dans une situation de blocage? Non pour l'Israélienne. "Ce n’est pas un blocage parce que je crois qu’ils peuvent trouver n’importe quel village [...]. Le président américain a dit aussi qu'il ne décide pas d’où la frontière va passer".

Simona Frankel estime que la solution se trouve dans une capitale palestinienne hors de Jérusalem. "Je crois que la solution des deux États est une bonne solution et je crois qu’il faut retourner à la table des négociations le plus vite possible pour pouvoir réaliser cette solution. Après, les Palestiniens peuvent choisir la capitale qu’ils veulent".

Quant à la place de l'Union européenne dans ce débat, l'ambassadeur explique qu'elle attend de l'Europe "qu’elle suive les États-Unis. Une fois que l’Europe va suivre les États-Unis, et il y aura d’autres pays qui soutiendront cette décision, les Palestiniens vont mieux comprendre qu’il n’y a pas d’autre choix et qu’il faut retourner à la table des négociations pour arriver à la paix le plus tôt possible".

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK