Décès du dernier dictateur argentin, Reynaldo Bignone

Reynaldo Bignone durant son procès en 2013.
Reynaldo Bignone durant son procès en 2013. - © JUAN MABROMATA - AFP

Le dernier dictateur argentin Reynaldo Bignone, qui purgeait une peine de prison à perpétuité, est décédé mercredi à 90 ans dans un hôpital militaire de Buenos Aires, selon la presse locale.

Hospitalisé pour une fracture à la hanche, il devait être opéré mercredi, mais il est mort d'une insuffisance cardiaque, d'après les médias argentins. Reynaldo Bignone a été, en 1982-1983, le dernier dictateur que l'Argentine ait connu.

Après la déroute de l'armée de son pays face à la Grande-Bretagne pendant la guerre des Malouines (1982), il a cédé fin 1983 son mandat au premier président démocratiquement élu, Raul Alfonsin, après le régime militaire qui avait dirigé le pays pendant huit ans, depuis 1976.

Quelques mois avant de quitter le pourvoir, Reynaldo Bignone avait ratifié le "rapport final" de la junte, qui déclarait morts tous les disparus de la dictature et permettait l'autoamnistie des militaires.

Le général Bignone fut poursuivi en 1985 comme les autres chefs militaires, qui furent condamnés avant d'être libérés à la suite d'un pardon présidentiel décrété par Carlos Menem le 28 décembre 1990.

Selon les organisations de défense des droits de l'homme, la dictature argentine a fait 30.000 morts et disparus, qui avaient été enfermés pour la plupart dans 600 centres de détention clandestins.

Archives: son procès en 2011

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK