Débat Macron-Le Pen: le cas des salariés de Whirlpool à Amiens s'invite dans le débat

Alors que le débat tournait autour de l'emploi et des 35 heures, Emmanuel Macron a fait allusion au dossier des salariés de Whirlpool. Une allusion que Marine Le Pen n'a pas manqué de relever.

Quand Marine Le Pen a attaqué Emmanuel Macron sur le fait qu'elle rencontrait "beaucoup plus" les responsables de PME que son adversaire, celui-ci en a profité pour lui lancer une petite pique: "Vous restez un quart d’heure à faire des selfies comme avec les salariés de Whirlpool" en faisant allusion au passage de Marine Le Pen sur le parking de l'entreprise d'Amiens pendant qu'Emmanuel Macron rencontrait les représentants syndicaux. 

Très bien accueillie

La candidate FN a répondu qu'elle avait été "très bien accueillie" par les salariés de Whirlpool qui vont bientôt voir leur usine être délocalisée en Pologne. "Ils savent ce qui les tue: c’est la politique de concurrence déloyale que vous menez, la politique qui fait que l’état stratège n’intervient pas et laisse les gros manger les petits, laisse les entreprises aller chercher de la main d’ouvre à moindre coût", a rétorqué Marine Le Pen.

Quand Emmanuel Macron lui demande ce qu'elle a proposé aux salariés de Whirlpool, Marine Le Pen détaille les différentes mesures qu'elle veut instaurer pour "protéger l'emploi en France". "Je leur propose de taxer les entreprises qui délocalisent, a déclaré Marine Le Pen. Elles ne se délocaliseront plus si elles n’ont pas de bénéfice à aller dans un pays où les salaires sont très bas, si elles sont taxées lors de la réimportation. Deuxièmement, je veux mettre en place un fond souverain qui permette à l'Etat d’intervenir. L’Etat doit confier un fond souverain à des chefs d’entreprise et avoir en même temps les deux qualités, celle de l’Etat qui est la durée et celle du privé qui est l’efficacité en réclamant à des entreprises qui sont viables des rendements qui sont raisonnables".

Jamais je ne profiterai de la détresse des gens comme vous le faites

Selon Emmanuel Macron, cela existe déjà en France. "Il y a quelque chose qui s’appelle l’agence des participations de l’Etat où l’Etat peut investir dans des entreprises comme quand Peugeot était menacé, l’Etat a investi pour sauver l’entreprise, explique le candidat de "En Marche!". Dans le cas de Whirlpool, vous ne proposez rien. Moi j’ai passé des heures avec eux, vous n’êtes même pas rentrés derrière les grilles pour rencontrer les salariés. Pendant que vous faisiez votre numéro devant les caméras, moi je discutais avec les représentants des salariés. Ils ont bien compris que vous ne leur proposiez rien. Vous jouez avec leur colère. Et le soir, vous proposez la nationalisation de Whirlpool. C’est à se tenir les côtes. Moi je vais me battre pour la reprise du site industriel car c’est un vrai combat. Jamais je ne profiterai de la détresse des gens comme vous le faites".

On le voit lors de ce débat, le cas de l'entreprise Whirlpool d'Amiens est devenu un thème majeur de cet entre-deux tours.

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