Débat Macron-Le Pen: "L'enfant chéri du système et des élites a tombé le masque"

Le débat de l'entre-deux tours de la présidentielle française française a démarré sur des chapeaux de roues. Alors que les journalistes demandaient aux candidats d'expliquer en préambule leur état d'esprit avant le second tour, Marine Le Pen n'a pas hésité à attaquer directement son adversaire.

"Le choix politique que les français vont devoir faire s’éclaire!, s'est réjouie la candidate FN. Monsieur Macron est le candidat de la mondialisation sauvage, de l’ubérisation, de la précarité, de la brutalité sociale, du saccage économique de nos grands groupes, du communautarisme… Face à cela, je suis la candidate du peuple, de la France telle que nous l’aimons, de sa culture, de la nation qui protège nos emplois, nos frontières…"

La candidate estime que les Français ont pu "découvrir le vrai Macron" lors de cette campagne du second tour. "La bienveillance a fait place à la médisance, la stratégie marketing a été reprise en main par le PS, et le sourire étudié se transforme en rictus au fur et à mesure des meetings, enchaîne Marine Le Pen. L’enfant chéri du système et des élites a tombé le masque, c’est bien! On a vu les choix cyniques que vous avez fait lors de ce second tour qui révèlent la froideur du banquier d’affaire que vous n’avez probablement jamais cessé d’être. Cette période de clarification a été profondément utile aux Français".

Je porte l’esprit de conquête français

Emmanuel Macron a réagi aux propos de son adversaire en disant ne pas vouloir entrer dans ce jeu d'invectives "car cela ne m'intéresse pas". "Ce que vous portez c'est l’esprit de défaite quand vous dites aux Français que c’est trop dur la mondialisation, l’Europe, et donc qu’on va fermer les frontières et sortir de l’Europe et de l’euro, répond Emmanuel Macron. C’est l’esprit de défaite dans la lutte contre le terrorisme. Cette lutte, toutes les démocraties doivent la mener. Vous dites non, on va fermer les frontières, comme si ça réglait le problème. Face à cet esprit de défaire, je porte l’esprit de conquête français. Parce que la France a toujours réussi : sa langue est parlée dans plusieurs continents, son histoire, sa civilisation, ce qui fait sa force, c’est le fait qu’elle rayonne partout. Il y a énormément de changements à faire, et c’est ceux-là que je veux conduire pour que cet esprit de conquête triomphe. C’est ça la France que je veux, la France qui nous ressemble, pas la votre".

Le ton est donc donné pour la suite du débat, à suivre notamment ici: 

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